"Si on ne réduit pas l’impôt des sociétés, la Belgique va se vider"

Dominique Leroy (photo), CEO de l’entreprise de télécommunications Proximus, met en garde au sujet de l’impôt des sociétés, dans une interview accordée ce samedi aux quotidiens financiers De Tijd et L’Echo. Elle estime que "si la Belgique ne réagit pas, de nombreuses entreprises feront leurs valises".

"La Belgique est à la traîne. Notre impôt des sociétés de 33,99% doit absolument être réduit. À titre de comparaison, la moyenne européenne est de 22%. Si nous ne réduisons pas les impôts, nous ne réussirons pas à attirer les entreprises", explique Dominique Leroy.

"L'Europe veut supprimer les réductions spéciales que nos gouvernements ont mises en place. Le taux d'imposition nominal prend donc de plus en plus d'importance", poursuit-elle. "Si notre pays ne réagit pas, de nombreuses entreprises feront leurs valises. Les commissaires aux comptes comme Deloitte et PwC travaillent aujourd'hui à de nombreux dossiers de multinationales qui veulent quitter la Belgique", avertit la CEO de Proximus.

"Si l'impôt des sociétés est plus élevé, nous sommes moins concurrentiels que d'autres qui opèrent à partir de l'étranger", rappelle-t-elle, notant que le projet de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne a exacerbé ce phénomène.

"De nombreux pays réagissent en prenant des mesures de protection pour être plus concurrentiels. Avec notre structure décentralisée, il est plus difficile en Belgique de prendre de telles mesures".