Le taux de chômage a diminué de 5,9% en Flandre

Fin décembre, la Flandre comptait 215.562 demandeurs d’emploi, soit 13.425 ou 5,9% en moins qu’un an auparavant. La baisse est constatée dans presque toutes les catégories d’âge. "L’année 2016 aura été bonne pour le marché du travail en Flandre. La conjoncture est meilleure et la politique en a bien profité", déclare le ministre Philippe Muyters (N-VA). Il reconnait cependant que le chômage des allochtones reste "problématique".

En décembre, toutes les catégories d'âge ont bénéficié de la baisse du nombre de demandeurs d'emploi, à l'exception des plus de 60 ans. Mais cette catégorie d'âge a été touchée par l'allongement de l'obligation de disponibilité sur le marché de l'emploi.

Durant l'année 2016, le chômage a baissé chaque mois d'au moins 2,5% par rapport à un an plus tôt, souligne le ministre flamand de l’Emploi, Philippe Muyters (photo). "2016 a été une bonne année pour le marché du travail flamand."

En fait, le chômage recule en Flandre depuis août 2015. En Wallonie, il est même en baisse depuis près de 30 mois consécutifs.

Le chômage des allochtones diminue à peine

"Parmi les allochtones, nous constatons aussi pour la première fois une baisse du taux de chômage", ajoute Philippe Muyters. "Il est vrai que ce n’est qu’une baisse de 0,1%, mais espérons qu’il s’agisse là d’une nouvelle tendance".

A la fin de 2016, le nombre de chômeurs d’origine étrangère était passé à 59.587. Fin 2015, ils étaient encore 59.674 allochtones demandeurs d’emploi. La baisse est donc minime.

Le ministre flamand de l’Emploi reconnait que le taux de chômage élevé des allochtones est un problème de longue date, dû à une combinaison de facteurs : "La langue, la culture, mais aussi de la discrimination". Philippe Muyters ne se dit cependant pas partisan de candidatures anonymes à l’emploi. "Cela reporte en fait la discrimination à un autre moment".

Le gouvernement flamand va cependant mettre encore davantage l’accent sur du travail sur mesure pour les allochtones. "Nous devons approcher les allochtones comme les autres demandeurs d’emploi, et les tester sur leurs talents et compétences. Nous demandons pour cela une responsabilisation et un engagement des entreprises. L’employeur doit cesser de se concentrer sur les CV et les diplômes de candidats, et considérer plutôt ce qu’ils sont capables de faire et ce qu’ils veulent apprendre".

D'autres groupes stagnent

Le nombre de chômeurs qui possèdent une invalidité au travail reste également élevé. Il a même augmenté de 0,5% par rapport à fin 2015.

Il en va de même pour les chômeurs qui ne travaillent plus depuis un ou deux ans. Leur nombre a augmenté de 0,3%.