La victime belge d’Istanbul sera enterrée mercredi

Les funérailles du jeune homme de 23 ans, qui possède la double nationalité belge et turque et qui a été tué dans la nuit de la Saint-Sylvestre pendant la fusillade meurtrière à la discothèque Reina à Istanbul, seront célébrées mercredi à Houthalen-Helchteren, dans le Limbourg, où il résidait. Le bourgmestre Alain Yzermans déplore des messages racistes postés sur les médias sociaux. Le ministre de l'Intérieur souligne que leurs auteurs seront poursuivis.

La dépouille de Kerim Akyil - l’une des 39 victimes mortelles de l’attaque de la nuit de la Saint-Sylvestre dans la discothèque Reina à Istanbul - doit être rapatriée ce mardi en Belgique. Le père et le frère du jeune homme de 23 ans, qui était parti fêter le Nouvel An à Istanbul, rentreront également de Turquie.

Les funérailles seront célébrées dans sa commune de Houthalen-Helchteren, dans le Limbourg, ce mercredi à 12h30, à la mosquée Yesil Camii. La cérémonie aura lieu à l’air libre.

Lundi, plusieurs centaines d’amis et de membres de la famille de Kerim Akyil se sont rassemblés à Houthalen, à la mémoire du jeune homme qui était connu dans sa commune. D’après le bourgmestre Alain Yzermans (photo), les amis et les voisins de la famille sont très choqués par la mort du jeune homme.

Messages racistes sur les médias sociaux

Ces derniers jours, des messages racistes ont été postés sur les médias sociaux à la suite du décès du jeune Belgo-Turc à Istanbul, dans un attentat qui a entretemps été revendiqué par ‘Etat islamique. Le bourgmestre Yzermans est outré.

"C’est inconcevable et inacceptable", estime le bourgmestre de Houthalen-Helchteren. Il a d’ailleurs reçu lui-même quelques messages haineux. "Quel que soit l’attentat qui est perpétré, certaines personnes ont apparemment un avis tout prêt, basé sur son origine", regrette Alain Yzermans.

Dès ce mercredi, un registre de condoléances pourra être signé à la maison communale de Houthalen-Helchteren. Les drapeaux de la commune sont en berne depuis dimanche (photo principale).

Les semeurs de haine seront poursuivis

Dans une interview accordée à la VRT ce mardi, le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (photo archives) rappelle que la police fédérale possède depuis le début de 2016 un service spécial qui recherche notamment des messages de haine, mais aussi des appels à l’extrémisme violent ou à la pédophilie sur l’internet et les réseaux sociaux en particulier.

"Près de 400 comptes Facebook et Twitter ont déjà ainsi été désactivés", indique le ministre.

Ce service analysera aussi les messages racistes et de haine postés sur les réseaux sociaux depuis le décès dans l’attentat d’Istanbul du jeune Kerim Akyil. "Ce service suivra toutes les indications, et il est clair qu’il y a ici aussi des indications ", précise Jan Jambon.

L’Internet Refferal Unit (IRU) - c’est le nom exact de ce service - sera bientôt renforcée. "Il y a 15 postes à pourvoir", précise le ministre de l’Intérieur.

Les plus consultés