A Anvers, le chômage baisse, surtout parmi les allochtones

Les chiffres du service public d’emploi en Flandre (VDAB) indiquent que le taux de chômage dans la métropole anversoise a diminué au cours de l’année écoulée. Contrairement à la tendance générale constatée en Flandre, c’est surtout parmi les habitants d’origine étrangère que la baisse du chômage est significative.

En 2016, le taux de chômage a diminué de 5% à Anvers. Si l’on ne considère que le groupe d’Anversois qui ont des origines africaines - il s’agit avant tout de citoyens aux racines marocaines -, le chômage y a même baissé de près de 9%.

D’après Björn Cuyt du service public d’emploi en province anversoise, cette diminution du nombre de demandeurs d’emploi à Anvers est avant tout due à une reprise de l’économie. Mais il y a aussi d’autres raisons.

"Nous constatons que l’esprit d’entreprise augmente parmi les jeunes allochtones dans la ville. Ils créent donc du travail pour eux-mêmes. Au bout d’un certain temps, ils engagent aussi du personnel. Et dans leur politique d’engagement, ils donnent souvent une chance à des gens de leur propre communauté, qui font partie de leur propre réseau de connaissances", précise Björn Cuyt.

Pour l’ensemble de la Flandre, alors que le taux de chômage a diminué de 5,9% l’an dernier, comme le précisait lundi le ministre flamand de l’Emploi, le chômage des allochtones n’a baissé que très légèrement.

"Parmi les allochtones, nous constatons aussi pour la première fois une baisse du taux de chômage" en 2016, indiquait Philippe Muyters. Tout en ajoutant : "Il est vrai que ce n’est qu’une baisse de 0,1%, mais espérons qu’il s’agisse là d’une nouvelle tendance".