Kris Peeters veut vite un accord entre partenaires sociaux sur les salaires

Lors de l’émission "De zevende dag" de la VRT, le vice-premier ministre Kris Peeters (CD&V) a invité les partenaires sociaux à trouver rapidement un accord sur l’évolution des salaires. "J’aimerais qu’ils trouvent un terrain d’entente au début de cette année", a-t-il déclaré.

La semaine prochaine, les partenaires sociaux, également appelé "Groupe des Dix", rejoignent à nouveau la table des négociations. Objectif : déterminer l’évolution des salaires pour les deux prochaines années. Ces discussions ne se déroulent généralement pas sans embûche. C’est la raison pour laquelle le vice-premier ministre a lancé un "appel chaleureux" au Groupe des Dix " afin qu’il trouve un terrain d’entente". "Veillez à ce que la concertation sociale prouve effectivement que cela peut encore fonctionner." Kris Peeters estime que le gouvernement peut trouver un accord lui-même mais donne une chance aux partenaires sociaux : "Si le gouvernement doit le faire lui-même, que va-t-il en ressortir ? Je ne veux pas encore me prononcer là-dessus"

Le Conseil Central de l'Economie a pour sa part déjà fixé la marge de progression des salaires entre 0,9 et 1,2 %, ce qui réduit le champ de manœuvre. "Nous veillons à ce que nos entreprises conservent leur compétitivité et à ce que l’écart salarial [avec les pays voisins] n’augmente pas, insiste Kris Peeters, En plus de la marge, il y a également l’index. Il y a de la place pour un accord."

Pas de populisme

Le présentateur de "De Zevende Dag", Tim Pauwels, a également confronté Kris Peeters aux déclarations du bourgmestre d’Anvers Bart De Wever (N-VA). "Argumenter que la suppression de l’impôt sur les plus-values est la solution pour une justice fiscale, c’est jeter de la poudre aux yeux. On sait que les recettes prévues sont purement symboliques. Bart De Wever n’a pas raison : si on diminue l’impôt sur les sociétés, la valeur des actions vont automatiquement augmenter. Nous voulons nous y attaquer. Nous devons le faire de manière judicieuse sans viser l’économie, les PME et les petits investisseurs" a expliqué le vice-premier ministre.

Kris Peeters a également directement déclaré : "Ma résolution pour ce début d’année est de ne pas tomber dans le populisme."