Le plan d'une bombe découvert à la prison de Saint-Gilles

Un détenu de la prison de Saint-Gilles a reçu un papier sur lequel figuraient un mode d’emploi pour la fabrication d'une bombe. Ce papier ne lui était pas destiné et il l’a transmis à la police via son avocat. Le parquet de Bruxelles a ouvert une enquête.

L’information a été révélée ce lundi par le quotidien Het Laatste Nieuws. Selon le journal, le détenu a découvert le plan mi-décembre dans sa cellule. Surpris, l'homme dans sa vingtaine, qui n'est pas impliqué dans un dossier de terrorisme, a averti son avocat. Celui-ci a communiqué l'information à la police qui enquête en ce moment à ce sujet.

Les instructions étaient destinées à un autre prisonnier, mais sont parvenues dans la mauvaise cellule.

Le ministre de la Justice, Koen Geens, reconnaît que la découverte d'un mode d’emploi sur la fabrication d'une bombe à la prison de Saint-Gilles est inquiétante. "Mais c'est une bonne chose que cela ait été découvert", a-t-il précisé lundi en marge d'une conférence de presse.

La radicalisation dans les prisons est un phénomène connu. En 2015, le gouvernement a décidé de créer des sections séparées pour éviter une "contamination" des autres détenus, a rappelé le ministre. Le travail est en cours et se déroule par étapes, et inclut aussi des processus de déradicalisation.

"Il n'existe pas de solution parfaite mais je continue à croire dans ce choix", a souligné Koen Geens (CD&V).

"Nous continuons à investir dans ce domaine. Nous faisons le plus de contrôle possible dans les cellules et nous engageons du personnel supplémentaire, comme des psychologues ou des spécialistes de l'islam. Mais il est important que nous trouvions suffisamment de gens qui soient bien formés", a-t-il ajouté.

La Belgique n'est pas le seul pays à être confronté à ce problème. La France et la Grande-Bretagne y font face également, selon M. Geens.