La zone de police de Bruxelles-Ouest obtient du personnel en renfort

A l'issue d'une réunion extraordinaire du Collège de police suivie par une concertation avec les syndicats, un accord a été trouvé mardi à la mi-journée pour alléger la charge de travail des policiers du service d'intervention de la zone Bruxelles-Ouest.

Les syndicats se disent satisfaits de l'accord au niveau local. Frédéric Fortunato, permanent syndical SNPS (Syndicat national du personnel de police) annonce toutefois que les syndicats vont essayer d'interpeller le ministre de l'Intérieur Jan Jambon pour demander une révision de la répartition du financement des zones bruxelloises.

L'accord permet le transfert en interne de 11 personnes pour le service d'intervention dès la semaine prochaine et le renfort d'une section de 8 personnes de la police fédérale pour la prise en charge d'opérations diverses.

Par ailleurs, dans le cadre du plan canal, 11 personnes qui viennent de terminer leur formation vont venir combler les effectifs. La police zonale va encore ouvrir 11 places supplémentaires en 2017 pour 8 inspecteurs et 3 inspecteurs principaux.

"L'effort est vraiment correct", estime Frédéric Fortunato. "Si l'autorité ne veut plus de mouvements d'humeur et préfère passer par les partenaires sociaux normalement, elle a pris conscience du problème et a vraiment essayé de répondre à la demande. Ce n'est pas idéal, mais pour aller plus loin, on doit voir avec le ministre Jan Jambon. Dans les dix millions d'euros du fédéral qui sont répartis entre les zones de police bruxelloises, Bruxelles-Ouest est la moins favorisée et dans chaque subside qui vient du fédéral, leur clé de répartition fait qu'elle est souvent la moins bien lotie. Les problèmes actuels sont reconnus aux niveaux national, européen et mondial, donc il n'est pas cohérent de refuser des modifications au moins temporaires."

Pour rappel, les policiers du service d'intervention de la zone de Bruxelles- Ouest s'étaient fait porter malade jeudi soir et vendredi dans le cadre d'un mouvement de protestation spontané.