Le trafic devra être réduit de 15% durant le chantier Oosterweel à Anvers

Afin de désengorger Anvers durant la construction de la liaison Oosterweel, il faudra supprimer au moins 20.000 à 25.000 véhicules du trafic, durant les heures de pointe. C’est le quotidien De Tijd qui publie cette information, issue d’un rapport du gouvernement flamand.
BELGA/HANDOUT

La liaison Oosterweel doit boucler le ring périphérique anversois afin de résoudre les problèmes de mobilité autour de la métropole. La construction de ce chantier pharaonique commencera en principe à l’automne 2017 et devrait durer 7 ans.

Pour que la mobilité reste gérable durant les travaux, il faudrait réduire drastiquement le trafic routier autour d’Anvers, c’est du moins ce qui figure dans un rapport du gouvernement flamand.

"Une fois que les travaux auront véritablement débuté, nous devrons faire en sorte qu’il y ait moins de voitures aux heures de pointe" a déclaré à la VRT l’échevin anversois de la Mobilité Koen Kennis (N-VA). Il confirme les chiffres avancés par De Tijd.

"Lorsque les travaux tourneront à plein régime, il faudra supprimer entre 20.000 et 25.000 véhicules aux heures de pointe. Soit un véhicule sur six, ou15% de moins qu’actuellement. Cela concerne tout le réseau routier dans et autour d’Anvers : les autoroutes et les routes secondaires".

A la recherche d'alternatives

Avec le slogan "Slim naar Antwerpen" ( Se rendre à Anvers de manière intelligente) tout un programme de solutions alternatives a été établi. "Avec les employeurs et les citoyens nous allons examiner comment modifier les comportements des habitants en matière de mobilité" ajoute Koen Kennis.

"Peut-on par exemple limiter les déplacements ? En encourageant le travail à domicile ou en évitant les heures de pointe ?" se demande encore l'échevin.

Une campagne de sensibilisation financée par les pouvoirs publics sera lancée afin d’encourager le travail à domicile et éviter les déplacements durant les heures de grande affluence.

Le collège communal d'Anvers veut aussi encourager des moyens de transports alternatifs comme le co-voiturage et l’usage du vélo, en améliorant les infrastructures existantes.

"Une promotion sera faite pour les parkings de dissuasion à l’entrée de la ville qui seront aussi des points de départ de lignes de tram".

Le rapport du gouvernement flamand attire toutefois l’attention pour qu’il y ait une capacité suffisante dans les transports en commun.

Imprévoyance ?

SP.A et Groen, les partis dans l’opposition à Anvers sont moins optimistes et estiment qu’il est scandaleux qu’une solution alternative n’ait pas été mieux préparée. "Un site internet avec un planing des travaux n’est pas suffisant" estime Joris Vandenbroucke (SP.A), Wouter Van Besien de Groen partage cet avis.