Anis Amri a fait de fréquents voyages en Belgique avant l’attentat de Berlin

Anis Amri, l’auteur de l’attentat sur le marché de Noël de Berlin aurait effectué, des mois avant les faits, plusieurs déplacements en Belgique, en provenance de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. L’information est publiée par le journal allemand "Die Welt am Sontag" et sera abordée ce lundi lors de la présentation du rapport intermédiaire par le parlement allemand, où l’éventualité de la création d'une commission d'enquête parlementaire sera décidé.

Die Welt am Sontag révèle plusieurs éléments qui se trouvent dans le rapport intermédiaire. C’est ainsi qu’on apprend qu’Anis Amri était non seulement un dealer mais aussi un grand consommateur de drogue notamment d’ecstasy et de cocaïne. Dans son pays d’origine, la Tunisie, il s’était fait remarquer pour des délits liés à la drogue et il aurait également revendu de la drogue à Belin. Les enquêteurs se demandent s'il était sous l'influence de la drogue lors de l'attaque du marché de Noël.

Anis Amri a finalement été abattu par la police italienne le 23 décembre à Milan, soit quatre jours après l’attentat au camion bélier de Berlin. Mais l’itinéraire exact qu’il a parcouru entre le jour de l’attentat et sa mort reste encore flou.

Avant l’attentat sur le marché de Noël, il aurait déjà séjourné plusieurs jours à Berlin. Et dans les mois qui ont précédé l'attaque, il se serait plusieurs fois rendu de Rhénanie-du-Nord-Westphalie en Belgique, selon Die Welt.

Toujours selon Die Welt, 400 enquêteurs seraient en train d’examiner les contacts d’Anis Amri. Une tâche difficile quand on sait que, selon le rapport, il n’y avait que deux numéros de téléphone dans son portable.

Die Welt livre aussi des informations sur le contenu du sac à dos qu'Anis Amri portait lorsqu'il a été abattu à Milan. Il y avait de la crème à raser, une carte routière de France, une carte téléphonique néerlandaise de l'opérateur Vodafone, du gel de douche de marque allemande et une somme de 1000 euros. Les enquêteurs tentent de savoir d’où vient cet argent.