Geert Bourgeois :"Nous devons renforcer l'Europe"

"Si Trump devait prendre la direction que nous redoutons qu’il prenne, alors cela aura d’énormes implications pour le libre-échange et pour notre défense", a déclaré le ministre président flamand Geert Bourgeois (N-VA), dans l’émission matinale "De ochtend" (VRT). "Nous devons renforcer l’Europe".

Geert Bourgeois se trouve actuellement en Suisse à Davos, où il participe au Forum économique mondial, la réunion annuelle qui réunit des dirigeants d’entreprise, des responsables politiques du monde entier ainsi que des intellectuels et des journalistes.

Le grand absent de ce Forum, est le président-élu des Etats-Unis, Donald Trump. "Mais l'ombre de Trump plane sur la réunion" a déclaré Geert Bourgeois.

"Trump ne s’est pas montré très chaud pour le TTP (Partenariat Trans-Pacifique) ni pour le NAFTA (Accord de Libre-Echange Nord-Américain). Et c’est la Chine qui a pris elle-même l’initiative des négociations en vue d’un accord de libre-échange en Asie. Le président Chinois Xi Jinping est d’ailleurs présent à Davos où il a défendu le libre-échange.

A noter que Geert Bourgeois a lancé un appel pour renforcer l’Europe. "Si Trump devait prendre la direction que nous redoutons qu’il prenne - à savoir le protectionnisme ou même une forme d’isolationnisme - alors cela aura d’énormes implications pour le libre-échange, pour l’Europe et éventuellement aussi pour notre défense ainsi que pour l’OTAN".

"Car à propos de l’OTAN aussi, Trump a exprimé des commentaires très critiques. Cela signifie que nous devons vraiment nous préoccuper de l'Europe, qui est notre levier pour le libre-échange et la défense. Nous devons renforcer l'Europe dans ce sens ".

Le Brexit est un dossier important pour la Flandre

Geert Bourgeois a aussi déclaré que le Brexit, et en particulier la partie des négociations sur un nouvel accord commercial, était l’un des dossiers les plus important de l’année. "Je vais suivre ce dossier en particulier de manière proactive et interfédérale (NDLR avec les autres entités fédérées)".

Geert Bourgeois a souligné le fait que la Flandre était, après l’Irlande, la Région la plus touchée par le Brexit. Il a répété qu’il faudrait aboutir à un accord commercial amical.

"Pour ces négociations, l’Europe a reçu un mandat de la part des Etats membres. Nous sommes actuellement à la table des négociations pour fixer le mandat de la Belgique".

Et malgré le fait que les exportations belges vers la Grande-Bretagne proviennent en majorité de la Flandre, Geert Bourgeois se dit prêt à en discuter avec son homologue wallon Paul Magnette (PS). "Je veux le convaincre que c’est un bon traité, dans l’intérêt de la Wallonie aussi".