Seule une "très petite minorité" de policiers abuse, selon les syndicats

Selon les syndicats policiers SNPS et SLFP, seule une "très petite minorité" d'agents de police sont concernés par les pratiques abusives lors du rapatriement d'illégaux récemment mises au jour par un audit. "Si ces faits sont prouvés, ce groupe doit être sévèrement pris en charge, et éventuellement éloigné, de sorte que les autres puissent continuer à bien faire leur travail", affirme mardi Vincent Houssin, vice-président du SLFP Police.

Lundi, la chaîne privée flamande, VTM a révélé le contenu d'un audit accablant pour le service de police en charge du rapatriement des personnes en séjour illégal.

Certains des "escorteurs", ces agents qui accompagnent les étrangers pendant leur vol retour, profiteraient de leur mission pour revenir en Belgique via des destinations de vacances telles que Dubaï ou Bangkok, voyager en classe business, réserver des chambres d'hôtel au prix élevé ou même recourir à des prostituées. Le tout aux frais de l'Office des étrangers, qui ordonne les opérations de rapatriement.

"C'est une bonne chose que cet audit ait été réalisé. On entend des rumeurs depuis des années, et la police a enfin eu le courage d'enquêter elle-même", estime Vincent Houssin (photo).

Tant lui que Carlo Medo, le président du SNPS, soulignent que seul un très petit groupe d'agents est concerné. "La majorité des rapatriements ne se font pas vers des destinations de vacances, croyez-moi! ", ajoute M. Houssin.

Celui-ci plaide pour une appréhension sérieuse du problème, et en particulier des responsables qui ont fermé les yeux pendant des années.

Le SLFP et le SNPS demandent enfin que les partenaires sociaux soient associés aux réflexions sur les conclusions de l'audit.