"Vacciner" les patients avec les cellules de leur tumeur

Une équipe de chercheurs de l’Université libre néerlandophone de Bruxelles (VUB), menée par le Prof. Van Ginderachter, est en train de développer une immunothérapie qui semble prometteuse. Elle utilise des cellules se reproduisant dans la tumeur du patient pour activer son système immunitaire et tenter de freiner le développement de cette tumeur.

L’équipe de chercheurs de la Vrije Universiteit Brussel (VUB) a réussi à administrer des cellules, qui se reproduisent de façon naturelle dans les tumeurs, comme un "vaccin" qui permet de freiner le développement d'une tumeur. La nouvelle a été annoncée ce mardi par l'Institut flamand de Biotechnologie (Vlaams Instituut voor Biotechnologie - VIB). L'étude permet d'envisager de nouveaux moyens de traitement du cancer, selon le VIB.

L'étude s'est concentrée sur les cellules dendritiques, qui font partie du système immunitaire et permettent de déclencher les réponses immunitaires appropriées à un danger contre l'organisme. Les scientifiques pensaient jusqu'ici que ces cellules, chez les patients cancéreux, étaient inhibées, de sorte que le système immunitaire - qui combat les maladies dans des circonstances normales - reste bloqué.

L'équipe menée par Pr. Van Ginderachter a découvert deux nouveaux types de cellules dendritiques, qui activent quand même le système immunitaire chez des patients atteints d'une tumeur. Cela ouvre les portes à un nouveau traitement contre le cancer, dans lequel les cellules sont extraites de tumeurs chirurgicalement retirées, puis sont utilisées pour "vacciner" le patient. Le système immunitaire du patient est ainsi activé. Ce qui freine le développement d'une tumeur ou son apparition.

Cette nouvelle immunothérapie doit encore être testée au-delà de l'étude qui a été menée. "La prochaine étape sera de voir si les vaccins marchent aussi chez d'autres patients, en dehors de l'étude. Nous pourrons ainsi découvrir si nous pouvons réduire les tumeurs existantes et empêcher l'apparition de nouvelles tumeurs", conclut Pr. Van Ginderachter.

L'étude a été décrite dans la revue scientifique Nature.