Michel donne une dernière chance au prince Laurent

Le Premier ministre Charles Michel (photo, à dr.) s’est entretenu le 16 janvier en privé avec le frère cadet du roi Philippe (photo, à g.), pour lui rappeler le principe de la loi sur les dotations. En cause, notamment, une rencontre de Laurent avec le Premier ministre du Sri Lanka, en octobre dernier, sans l’aval préalable du gouvernement. S’il commet un nouvel impair, le prince perdra sa dotation.

La rencontre entre le prince Laurent et le Premier ministre a été cordiale mais ferme, selon plusieurs journaux. Elle faisait suite aux déclarations faites début décembre par le prince, qui avait confié à la presse son ras-le-bol d'une partie de la classe politique et de sa propre famille, avant de demander qu'on arrête de "l'emmerder" et de mettre en doute la qualité de son travail.

Le Premier ministre a donné une dernière chance au prince Laurent. Il lui "a rapporté la loi sur les dotations, en mettant bien l'accent sur deux principes. Le premier est relatif au devoir de réserve que doivent respecter les membres de la famille royale lorsqu'ils parlent en public (...). Le deuxième, c'est l'obligation de demander systématiquement l'autorisation au ministre des Affaires étrangères quand un membre de la famille royale désire rencontrer une autorité officielle d'un pays étranger", expliquait le porte-parole de Charles Michel.

Cette loi date de 2013 et s’explique par le fait que ces rencontres peuvent avoir un caractère politique. Le 17 octobre dernier, le prince Laurent avait rencontré le Premier ministre du Sri Lanka, Ranil Wickremesinghe, sans demander l'aval du ministre des Affaires étrangères au préalable.

Le prince Laurent reçoit une dotation annuelle d’environ 300.000 euros, dont 220.000 euros sont destinés aux frais de fonctionnement.