Un quart des chômeurs pas tenus de chercher un emploi

D’après un calcul effectué par le quotidien De Tijd, sur base des chiffres de l’Office national de l’Emploi (Onem), 25% des chômeurs bénéficiant d’une allocation de la part des autorités fédérales ne sont pas tenus de chercher du travail. Ainsi, sur les 532.400 chômeurs que comptait la Belgique en 2016, plus de 137.000 bénéficiaient d'une dispense. Les ministres fédéraux Alexander De Croo et Kris Peeters estiment que ce pourcentage est trop élevé.

Dans le détail, sur 94.000 prépensionnés, 88.000 ne devaient pas chercher d'emploi. En outre, 42.000 chômeurs âgés ne devaient pas non plus se signaler comme chercheur d'emploi, un nombre auxquels s'ajoutent encore quelques milliers de personnes indisponibles pour le marché de l'emploi en raison de difficultés sociales ou familiales.

Le vice-premier ministre Alexander De Croo (Open VLD) a estimé ce vendredi, à son arrivée au conseil des ministres, que le nombre de personnes dispensées était "très important". Il a affirmé comprendre que certaines ne pouvaient plus poursuivre leur ancien emploi, mais a aussi ajouté que cela ne voulait pas dire qu'elles ne pouvaient pas reprendre un autre travail. "Si nous voulons un Etat-providence, chacun doit contribuer", a-t-il souligné.

Le vice-premier Kris Peeters (CD&V, photo) a quant à lui jugé que ces chiffres montraient la nécessité pour le gouvernement de poursuivre son travail.

A titre de comparaison, en 2010, 32% des chômeurs étaient dispensés de recherche d'emploi et en 2000, ce pourcentage atteignait même les 40%. "Cette baisse du nombre de dispenses est la conséquence des réformes menées par les gouvernements successifs", a expliqué Bart Buysse, le directeur général de la Fédération des entreprises belges.

Par ailleurs, le chiffre de 532.400 chômeurs indemnisés est également en baisse, ce qui permet aux autorités de réaliser des économies. Les dépenses pour le chômage et les indemnités apparentées, liées notamment au crédit-temps, sont ainsi passées, en 2016, sous la barre des 8 milliards d'euros. Alors qu'en 2015, elles s'élevaient encore à près de 9 milliards d’euros.