Mohamed Abrini inculpé en France, où il était visé par un mandat d'arrêt

Mohamed Abrini a été remis aux autorités judiciaires françaises dans le cadre de l'enquête ouverte à la suite des attentats de Paris, le 13 novembre 2015. Ce transfert temporaire n'excédera pas 24 heures. Abrini est au centre d'une double procédure judiciaire en Belgique et en France.

Selon une source judiciaire à Paris, il a été remis temporairement à la France en vue de sa mise en examen par les juges antiterroristes qui avaient délivré à son encontre un mandat d'arrêt le 24 novembre 2015, notamment pour assassinats en relation avec une entreprise terroriste en bande organisée. Il se trouvait lundi matin dans les locaux du Palais de justice de Paris.

Né en Belgique, Mohamed Abrini, avait été interpellé le 8 avril, à Anderlecht, avant d'être placé sous mandat d'arrêt le lendemain.
Le trentenaire était apparu sur les images de vidéosurveillance d'une station-service dans l'Oise, près de Paris, le 11 novembre 2015 au soir, à bord de la Clio noire qui avait servi deux jours plus tard à emmener les kamikazes au Stade de France. Il était alors en compagnie de Salah Abdeslam, seul membre encore vivant des commandos parisiens.

Abrini a également reconnu avoir accompagné deux kamikazes à l'aéroport de Zaventem le 22 mars 2016, tandis qu'un troisième djihadiste se faisait exploser dans la station de métro Maelbeek.
En Belgique, il est inculpé de participation aux activités d'un groupe terroriste, d'assassinats terroristes et de tentatives d'assassinats terroristes, dans le cadre du dossier des attentats de Bruxelles et Zaventem. Selon le parquet fédéral et les aveux du suspect, Abrini est bien "l'homme au chapeau", le troisième individu du commando qui a frappé Brussels Airport le 22 mars.