Les éco-chèques devraient être remplacés par un virement

Les quatre partis du gouvernement fédéral ont introduit une proposition de loi visant à remplacer l’éco-chèque de papier (photo) ou sous forme électronique par un montant net, qui sera versé directement sur le compte du salarié. La mesure devrait entrer en vigueur au 1er janvier 2018. Cet avantage extra-salarial perdra cependant ainsi son caractère écologique.
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Très populaire, l’éco-chèque cause cependant beaucoup de tracas et de frais pour les commerces et les employeurs, et n'est pas toujours bien compris par le travailleur qui en bénéficie. Il oublie souvent de le dépenser, arguent les défenseurs du projet de modification.

Les députés Egbert Lachaert (Open VLD) et Stefaan Vercamer (CD&V) avaient déjà introduit par le passé des propositions de loi dans ce sens, auxquelles la N-VA se ralliait, mais par le MR. Mais le libéral David Clarinval a fini par apposer sa signature sous la proposition actuelle.

Le changement est attendu en janvier 2018. Le montant de l'éco-chèque sera directement versé sur le compte du salarié, sans incidence sur son pouvoir d'achat par rapport à la situation actuelle. "Il ne faut pas que les travailleurs craignent de perdre du salaire parce que leurs employeurs estimeraient que cette rémunération n’est plus avantageuse sur le plan fiscal", précise Egbert Lachaert (photo).

L'incitant à dépenser plus "vert" devrait cependant disparaître dans ce changement, puisque le bénéficiaire pourra faire ce qu'il veut de la somme reçue. L’éco-chèque - "petit extra vert pour la planète" - peut en effet uniquement être utilisé pour acheter des produits et services écologiques et durables.

Environ 1.450.000 Belges reçoivent chaque année des éco-chèques, pour une valeur maximale annuelle de 250 euros.