CD&V et Open VLD trouvent Bourgeois pas assez ferme face aux mesures de Trump

Les partenaires de la coalition flamande CD&V et Open VLD ont dénoncé mercredi au Parlement flamand la mollesse avec laquelle le ministre-président Geert Bourgeois (N-VA) a, selon eux, dénoncé les restrictions d'accès au territoire américain décidées le week-end dernier par Donald Trump.

Interrogé sur ces événements mercredi en séance plénière, Geert Bourgeois a répété ce qu'il avait exprimé dimanche sur les plateaux télés. A savoir: le moratoire décidé par les Etats-Unis envers les ressortissants de sept pays musulmans est "arbitraire" et le refus d'accès aux personnes disposant déjà d'un visa ou d'une carte verte "contrevient à la sécurité juridique".

Ce discours n'est toutefois pas bien passé auprès de la plupart des partis flamands, en ce compris ceux membres de la majorité.

"Vous devriez dire avec plus de fermeté que ceci est par principe inacceptable. Où allons-nous avec nos valeurs et nos normes ?", a notamment lancé la députée Sabine de Bethune (CD&V).

Rik Daems (Open VLD) est allé plus loin. Selon lui, la mesure américaine s'apparente à du "racisme pur jus" et "une nouvelle forme d'apartheid".

"Les Etats-Unis sont composés à 99% d'immigrés. Il s'agit ici des valeurs fondamentales de notre société occidentale et flamande. Ce n'est pas d'où vous venez qui compte mais là où vous allez. Et je demande dès lors que tout acte raciste des Etats-Unis soit virulemment condamné", a dit le libéral, applaudi sur tous les bancs du Parlement, sauf ceux de la N-VA et du Vlaams Belang.

Cette dernière formation a, elle, appelé Geert Bourgeois à ne pas se distancier de la décision de Trump, mais de plutôt "la prendre en exemple".