Un succès non démenti pour les véhicules partagés

Le nombre de Belges qui utilisent les différents systèmes de véhicules partagés a doublé en un an. "L'économie du partage progresse", indique jeudi Jeffrey Matthijs du site Autodelen.net, interrogé par la VRT. Ce sont surtout les trentenaires qui n’ont plus besoin de posséder leur propre voiture.

En janvier 2016, la Belgique comptait environ 14.000 personnes partageant un véhicule, contre 28.000 en ce début d'année. Le nombre de véhicules partagés a lui plus que doublé, passant de 1.200 l'année dernière à environ 3.000 désormais.

"La génération du millénaire n'a, par exemple, plus besoin d'avoir son propre véhicule", commente Jeffrey Matthijs. "Ils ont grandi avec les embouteillages et le changement climatique. Ils veulent pouvoir utiliser une voiture, mais sans être obligés de la posséder".

A côté des grands acteurs comme la société Cambio il existe aussi de plus petites initiatives locales. "Ainsi à Tamise (Flandre orientale) il existe un garage qui, non seulement vend des voitures, mais propose aussi des véhicules à partager", ajoute Jeffrey Matthijs.

"A Gand, une telle initiative existe aussi mais uniquement avec des voitures électriques ce qui cible aussi un public particulier".

Il existe aussi des initiatives de partage de voitures entre particuliers (où une voiture est utilisée par plusieurs personnes dans un groupe fermé). Il est également possible de partager une voiture peer-to-peer soit en réseau via certains opérateurs.

Le partage de véhicules semble actuellement être un phénomène essentiellement urbain, mais il peut aussi être une solution pour les personnes qui habitent dans une commune rurale. Dans ce cas, Jeffrey Matthijs estime que c’est surtout le système peer-to-peer de partage qui est la meilleure option.