Homans : "Les scandales à la Publifin ne peuvent pas arriver en Flandre"

La ministre flamande des Affaires intérieures, Liesbeth Homans (N-VA), a expliqué que les scandales liés aux intercommunales ne pouvaient pas se produire en Flandre. Elle n’est par ailleurs pas en faveur d’une privatisation complète des intercommunales flamandes.

L’affaire Publifin en Wallonie a mis le fonctionnement des intercommunales sous le feu des projecteurs. L’équipe du Zevende Dag (VRT) a invité Liesbeth Homans, la ministre flamande des Affaires intérieures, pour discuter de la situation en Flandre.

"Les scandales qui se déroulent maintenant en Wallonie ne peuvent pas se passer en Flandre. Depuis 2001, nous avons un règlement très clair. En Flandre, la valeur des jetons de présence aux réunions est limitée à 205 euros. En Wallonie, on se base encore sur des règles datant des années 80".

Elle pointe également du doigt la diversité des missions de l’intercommunale liégeoise : "Publifin a par exemple racheté un journal, L’Avenir. Chez nous, les intercommunales s’occupent de dossiers liés à la collaboration entre les communes. Ces excès ne peuvent donc pas se produire."

Privatisation totale ou introduction en bourse

Liesbeth Homans planche pour le moment sur un décret concernant les pouvoirs locaux. Les libéraux flamands souhaitent en profiter pour émettre l’idée de privatiser les intercommunales ou de les introduire en bourse.

À la suite d’un conseil des ministres vendredi, le ministre-président flamand, Geert Bourgeois (N-VA), avait déjà déclaré que la discussion sur la privatisation des intercommunales n’était pas couplée à l’élaboration du décret sur les pouvoirs locaux.

Lors de l’émission De Zevende Dag (VRT), Liesbeth Homans a, pour sa part, déclaré qu’elle n’était pas en faveur d’une privatisation complète des intercommunales : "Je ne pense pas que la privatisation complète soit une bonne idée, parce que, à mes yeux, les pouvoirs publics doivent toujours pouvoir avoir leur mot à dire".

En ce qui concerne l’introduction partielle en bourse, la vice-ministre présidente flamande, a fait référence au dossier Eandis. L’entreprise étatique chinoise State Grid souhaitait entrer dans le capital de l’intercommunale flamande de distribution et de gaz, mais le conseil d’administration a d’Eandis a finalement refusé en octobre 2016. " Si on autorise une introduction en bourse, allez-vous permettre à tout le monde d’acheter des actions, mais pas aux Chinois ? »