La police cherche des victimes du violeur en série "Raf"

L’homme, originaire du Limbourg, est écroué depuis 5 mois, mais refuse de parler. Jusqu’à présent, 19 victimes du violeur et voleur à la technique bien rodée se sont manifestées depuis son arrestation, mais les enquêteurs suspectent qu’il y en a bien plus. Eventuellement jusqu’à 230. Elle a donc lancé un appel aux victimes.

L'appel a été publié sur requête du juge d'instruction de Limbourg et du parquet de Limbourg division Hasselt, et il est question de "viols en série", d'agressions, fraudes, vols et abus de confiance perpétrés en Flandre durant plusieurs années.

L'homme avait fini par développer un modus operandi bien précis: il entrait en contact avec ses victimes via le site de rencontre Twoo, sur lequel il utilisait une fausse identité, se faisant passer pour un technicien ou spécialiste IT de Telenet aux origines italiennes, du nom de "Raf, Rafke, Rafaello, Roberto ou Raphael Bastiaans".

Très actif sur le site, entre autres sur le "chat", il finissait par fixer rendez-vous aux femmes qu'il y rencontrait, chez elles ou dans un parking public. Il les invitait alors à prendre un verre, dans lequel il mettait à leur insu "un puissant sédatif et un ecstasy, une combinaison très dangereuse pouvant être fatale". Avant que ses victimes ne perdent connaissance, "Raf" leur demandait le code de leur carte bancaire et la dérobait.

"Dans de nombreux cas, les femmes ont été non seulement volées mais aussi agressées ou violées. Pour les victimes ayant résisté à son cocktail anesthésiant, il a utilisé la violence", peut-on lire dans l'avis émis.

"Quelque 230 victimes potentielles"

Un suspect a finalement été arrêté le 27 septembre 2016, et son mandat d'arrêt a été prolongé la semaine dernière (le 17 février). Mais il refuse de parler. L’analyse de son GSM (image hors contexte) a révélé qu’il avait été en contact avec 230 numéros différents en onze mois. Ce sont 230 victimes potentielles pour la police.

Comme il est "important de pouvoir établir la période où Raf était actif", les enquêteurs lancent un "appel à toutes les femmes qui ont eu des contacts" avec lui. "La police réexamine, en parallèle, tous les décès suspects au cours de ces dernières années, afin de déterminer l'implication ou non de Raf".

Les victimes éventuelles peuvent prendre contact avec la police via le numéro gratuit 0800 30 300.