L’auteur de fausses alertes à la bombe est âgé de 18 ans

Un jeune homme de 18 ans soupçonné d'être l'auteur de plusieurs fausses alertes à la bombe en octobre dernier à Bruxelles, Charleroi et Gosselies, a été interpellé lundi dans la province de Namur, placé sous mandat d'arrêt et inculpé - comme auteur ou coauteur - de fausses informations d'attentat terroriste. C’est ce qu’a indiqué le parquet de Bruxelles ce jeudi. Le Palais de justice de Bruxelles (photo) avait notamment été évacué à la suite de ses fausses alertes.

Le suspect est en aveu et a fourni quelques explications quant à ses motivations, qui devront être analysées et confrontées à d'autres éléments du dossier, a précisé le parquet. À ce stade de l'enquête, rien n'indique que le jeune homme souffrirait de troubles mentaux. Il comparaîtra vendredi devant la Chambre du conseil de Bruxelles, qui décidera d'une éventuelle prolongation de sa détention préventive.

Le 5 octobre dernier, plusieurs alertes à la bombe avaient entraîné l'évacuation du Palais de Justice de Bruxelles, du bâtiment Montesquieu à Bruxelles et de la gare de Bruxelles-Nord. La gare de Charleroi-Sud et l'aéroport de Gosselies avaient également fait l'objet de fausses alertes à la bombe.

Un nouveau cas visant le bâtiment Portalis, qui abrite le parquet de Bruxelles, s'était produit le 10 octobre dernier.

Retrouvé via un compte Facebook

Des enquêtes judiciaires ont été ouvertes pour chacun de ces faits et la zone de police Bruxelles-Capitale-Ixelles, la SNCB et le gestionnaire du réseau g-ferroviaire Infrabel s'étaient constituées partie civile. L'enquête a permis de constater que l'auteur des fausses alertes était une seule et même personne.

Les devoirs d'enquête classiques n'aboutissant à aucun résultat concret, les différents enquêteurs et juges d'instruction ont alors décidé de centraliser les dossiers entre les mains d'un juge d'instruction de Bruxelles. D'un commun accord, il a été décidé qu'une analyse criminelle soit réalisée par les enquêteurs de la recherche locale de la zone de police Bruxelles-Capitale-Ixelles. L'enquête a rapidement permis d'identifier un compte Facebook donnant une adresse IP en Belgique, qui a mené jusqu'à un jeune homme habitant en province de Namur.

Lundi, la police locale de Bruxelles-Capitale-Ixelles a procédé à la privation de liberté et à l'audition du suspect. Celui-ci a été déféré devant le juge d'instruction qui l'a inculpé, comme auteur ou coauteur, de fausses informations d'attentat terroriste. Placé sous mandat d'arrêt, il s'expose à une peine d'emprisonnement de trois mois à deux ans et à une amende de cinquante à trois cents euros.

Il risque aussi d’être contraint à rembourser les coûts engendrés par son action, par exemple auprès de la police et de la SNCB. La facture s’annonce alors très salée.