Des emplois flexibles aussi pour les bouchers et boulangers ?

Le Secrétaire d’Etat à la Lutte contre la Fraude sociale, Philippe De Backer (Open VLD), veut étendre le système d’emplois flexibles aux boulangers et bouchers qui font du catering. Actuellement, il ne s’applique qu’au secteur Horeca. Les personnes qui travaillent à minimum 80% peuvent ainsi gagner un salaire d’appoint dans un café, restaurant ou hôtel à un tarif avantageux pour leur employeur.

Les bouchers et boulangers qui proposent des plats préparés, à consommer sur place ou en formule catering, doivent se conformer à l'usage d'une caisse électronique intelligente, permettant de débusquer la fraude sociale, mais ne peuvent avoir recours aux emplois flexibles autorisés pour le secteur Horeca, observent le Secrétaire d'Etat à la Fraude sociale Philippe De Backer et l'association flamande des entrepreneurs Unizo. Ils souhaitent donc une extension du système aux bouchers et boulangers.

Le Secrétaire d'Etat libéral flamand (photo) s'est transformé ce mardi en travailleur indépendant, proposant successivement, à l'occasion d'une visite de travail à Anvers, ses services de boulanger et de boucher. "Comme le secteur Horeca et les services de catering, ils sont soumis à la caisse enregistreuse intelligente à partir de 25.000 euros par an, mais ils ne peuvent bénéficier des avantages que procurent les emplois flexibles car ils siègent dans une autre commission paritaire que l'Horeca", a épinglé De Backer.

Le système permet aux travailleurs utilisés à 4/5e temps dans un secteur de bénéficier d'un emploi complémentaire flexible, net de contributions dans l'Horeca. Environ 20.000 travailleurs profitent actuellement du système.

Vers un système général ?

Philippe De Backer entend mettre l'évaluation et l'extension des 'flexi-jobs' sur la table du gouvernement fédéral dans les prochaines semaines. Il plaide même pour un régime général permettant d'assister un boulanger, un boucher ou un commerçant pour un salaire net d'impôt à durée indéterminée.

Ce n'est pas la première fois que l'Open VLD plaide en faveur de cette extension. Le prédécesseur de Philippe De Backer, Bart Tommelein (aujourd'hui devenu ministre flamand), avait déjà été dans ce sens. Jusqu'ici, les démocrates-chrétiens du CD&V s'y sont opposés. Ils craignent notamment une concurrence déloyale au détriment des petits indépendants et même la perte d'emplois. Ce qui irait dans le sens opposé aux motivations avancées.