181 millions d'euros récoltés à Bruxelles pour 'She Decides'

La campagne 'She Decides' qui vise à accroître le soutien financier et politique à l'accès aux droits sexuels et reproductifs des femmes a récolté 181 millions d'euros, a fait savoir jeudi le ministre de la Coopération au développement, Alexander De Croo (Open VLD), au terme de la conférence internationale qui s'est tenue au Palais d'Egmont à Bruxelles, avec la participation de près de 50 pays.

De nombreux pays, dont notamment la Finlande, le Canada, le Luxembourg et la Norvège, ainsi que des organisations souhaitant apporter leur soutien à l'accès aux droits sexuels et reproductifs des femmes, ont annoncé leur apport pour un total de 181 millions d'euros à destination de la campagne 'She Decides' lors de la conférence internationale initiée par le ministre De Croo.

D'autres Etats, comme la France, le Royaume-Uni et le Portugal, ont réitéré leur engagement dans la lutte pour les droits des femmes.

"Certains gouvernements ont demandé un peu plus de temps pour constituer un budget. Nous devons respecter cela", a déclaré la ministre néerlandaise du Commerce Extérieur et de la Coopération au développement et initiatrice de la plate-forme 'She Decides', Lilianne Ploumen.

"Nous ne devons pas prendre cela comme un 'non' catégorique et poursuivre les efforts", a renchéri Alexander De Croo.

Le ministre de la Coopération au développement s'est réjoui du montant "important" recueilli en "trois semaines seulement". "Il faut poursuivre les efforts. 'She Decides' est devenu un groupe d'amis, d'alliés. C'est un très bon point de départ", a-t-il lancé.

Concernant la suite du programme de la campagne 'She Decides', M. De Croo indique que la levée de fonds n'est qu'une première étape. "En deuxième lieu, nous pourrions envisager de mettre en place des initiatives sur le terrain", a-t-il expliqué.

La conférence a ainsi donné le coup d'envoi d'une campagne de levée de fonds destinée à financer les ONG actives dans le domaine.

La conférence a réuni de nombreuses délégations ministérielles, des membres d'ONG, d'organisations internationales comme l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), ONU Femmes, mais aussi privées comme la Fondation Bill & Melinda Gates.

 

La plate-forme de récolte de fonds a été lancée en réaction à la décision du président américain Donald Trump, en janvier dernier, d'arrêter de financer les ONG défendant l'accès à l'avortement.

Le décret entraîne, pour les associations impliquées dans la planification familiale et les droits des femmes dans les pays en développement, un manque de 600 millions de dollars par an.

Un trou que la coalition des pays présents à Bruxelles tente de combler, avec en tête les Etats co-organisateurs de l'évènement - la Belgique, les Pays-Bas, la Suède et le Danemark - qui ont apporté un soutien de 51 millions d'euros.