"Une vidéo de menace" place la gare d'Anvers-central sous haute surveillance

La gare d’Anvers-central est placée sous surveillance policière renforcée après la diffusion d’une "vidéo de menace" filmée devant le bâtiment. Il s'agirait d'une vidéo associée au groupe terroriste Etat Islamique (EI).

"On est ici", "nous allons attaquer", peut-on entendre dans une vidéo partagée sur la Toile par des individus qui serait liés au groupe terroriste Etat Islamique (EI), rapporte jeudi Het Laatste Nieuws sur base d'informations de The Daily Express. Le quotidien britannique donne lui-même la parole à un expert en terrorisme du nom d'Ahmet Yayla, lié à l'américaine George Mason University.

Cet expert considère que ce clip assez court (moins d'une minute), filmé par quelqu'un qui se dirige vers la gare anversoise puis y pénètre, est une vidéo "de menace", dans laquelle on peut entendre les propos "on est ici" et "nous allons attaquer". L'expert belge Pieter Van Ostaeyen, contacté jeudi soir, doute quant à lui que la vidéo provienne directement de l'EI.

Le film a été, selon The Daily Express, partagé par des membres de l'organisation terroriste via la messagerie en ligne Telegram. La musique qui accompagne les images est, selon Yayla, la même que celle utilisée par le passé dans une vidéo attribuée à l'EI, partagée avant l'attentat à la discothèque Reina à Istanbul, en Turquie, durant la nuit du Nouvel An. Ces images pouvaient, selon cet homme, être interprétées comme une sorte d'annonce de l'attentat qui a finalement eu lieu.

Pieter Van Ostaeyen, interrogé à ce sujet jeudi soir, observe que la vidéo est loin d'être de qualité professionnelle, et estime qu'il y a de grandes chances qu'elle ne soit pas un produit "officiel" de l'EI. "Elle pourrait provenir d'un individu qui a une sympathie pour la cause de l'EI", indique-t-il. Selon lui, les paroles entendues sur la vidéo sont prononcées en turc.

La police locale d'Anvers a réagi jeudi soir en indiquant prendre "très au sérieux" l'apparition de la vidéo, dans laquelle on n'aperçoit pas son auteur. "La police va prendre les mesure nécessaires, pour placer la gare centrale encore davantage sous surveillance, en attendant les résultats de l'enquête et de l'analyse de la menace de l'Ocam", précise le porte-parole Sven Lommaert à l'agence de presse Belga.