En 2060, un ménage belge sur deux sera composé d’une seule personne

Le nombre de célibataire ne cesse d’augmenter en Belgique. D’ici 2060, la moitié des ménages belge sera composé d’une seule personne. En Flandre on comptera 1,3 million de personnes seules, en Wallonie, 840.000 et à Bruxelles 280.000. L’information se trouve dans le quotidien De Standaard qui publie les résultats des projections démographiques du Bureau du Plan.

A titre de comparaison: en 2016, un ménage sur trois était composé d’une seule personne. En 2060, ce sera la moitié. "Nous pouvons attribuer cette augmentation à deux groupes", explique Dimitri Mortelmans, sociologue à l'UA. "Il y a le vieillissement de la population. Les célibataires comme les veufs et les veuves veulent vivre plus longtemps de façon autonome à la maison. Nous ne voulons plus aller en maison de repos."

De nombreuses personnes isolées sont des femmes âgées de plus de quatre-vingts ans".

De deuxième groupe d’isolés ce sont les célibataires urbains qui choisissent de vivre seuls et veulent faire la fête. Le bureau du plan estime qu’il y a aussi un troisième groupe d’isolés, ce sont des hommes célibataires âgés entre 30 et 50 ans qui se retrouvent seuls après un divorce ou une séparation.

Il est important de signaler que selon le Bureau du plan, les personnes divorcées chez qui un enfant est domicilié ne sont pas comptabilisées comme ménage d’une seule personne.

Nous serons 13 millions d’habitants en 2060

La Belgique passerait de 11,3 millions d'habitants en 2016 à 13 millions à l'horizon 2060, selon les projections démographiques du Bureau du Plan, publiées mardi. La croissance de la population attendue en Région de Bruxelles-Capitale est par ailleurs deux fois supérieure à celle des autres Régions.

La Belgique peut tabler sur une population de 13 millions d'habitants en 2060, ce qui représente une augmentation moyenne de 40.000 habitants par an, contre 50.000 au cours des trois dernières décennies.

La population de la Région de Bruxelles-Capitale (+28% d'ici 2060) croît deux fois plus vite que dans les autres Régions (+14% entre 2016 et 2060), note encore le Bureau du Plan. Un phénomène qui s'explique entre autres par une proportion importante d'immigrants étrangers, parmi lesquels de nombreuses personnes sont en âge d'avoir des enfants.

La population diminuerait par contre d'ici 2060 dans plusieurs arrondissements, alors qu'elle augmente à l'échelle nationale. Il s'agit de Thuin, Philippeville et Tournai, en Région wallonne. Le Bureau du Plan prévoit dans ces arrondissements au moins une personne sur trois âgée de 67 ans et plus en 2060.

A contrario, les arrondissements de Huy, Waremme et Nivelles notamment connaîtront une croissance démographique relativement élevée (environ +30%), un phénomène dû majoritairement à la périurbanisation, soit la migration des villes vers la périphérie.

Autre constat, la population belge vieillit, avec une personne de 67 ans et plus pour 2,5 âgées entre 18 et 66 ans en 2060, alors qu'on en comptait une pour quatre en 2016. L'âge moyen de la population augmente de 3 ans (44 ans en 2060 pour 41 ans en 2016).

La structure d'âge en Région bruxelloise reste, en projection, nettement plus jeune que dans les deux autres Régions. L'an dernier, la Flandre et la Wallonie comptaient une personne de 67 ans et plus pour quatre âgées entre 18 et 66 ans, et ce rapport est de une pour deux en 2060. Alors que la Région de Bruxelles-Capitale compte encore une personne de 67 ans et plus pour quatre âgées entre 18 et 66 ans en 2060.

Enfin, la structure des ménages est influencée par ce vieillissement de population, avec un ménage sur deux composé d'une seule personne en 2060, contre un ménage sur trois en 2016.

Les ménages composés de couples non mariés ou de familles monoparentales suivent également la tendance à la hausse.
La structure des ménages évolue cependant différemment à travers le pays. La proportion des ménages composés d'une personne n'augmente ainsi pas à Bruxelles à l'horizon 2060 et celle des ménages composés d'un couple marié avec enfant(s) y reste stable, contrairement aux deux autres Régions.

Par rapport aux perspectives publiées l'an dernier, l'évolution de l'immigration internationale liée à l'afflux des demandeurs d'asile observé en 2015, a été revue à la baisse, précise le Bureau du Plan. Le flux mensuel de demandes d'asile est en effet retombé dès janvier 2016 au niveau d'avant 2015.