La Belgique a débloqué 60 millions d’euros pour les pays menacés de famine

Au cours de ces dernières semaines, la Belgique a déjà débloqué près de 60 millions d’euros d’aide humanitaire d’urgence affectée à de l’aide ciblée notamment au Sud du Soudan et au Yémen, et en faveur du Programme alimentaire mondial (PAM) ainsi que du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l’ONU, tous deux actifs sur le terrain, a indiqué ce samedi le ministre de la Coopération au développement Alexander De Croo (photo archives).

L’information fournie par le ministre belge à la Coopération au développement fait suite à la mise en garde pressante lancée par le coordinateur onusien pour l’aide humanitaire d’urgence. Stephen O’Brien (photo) a déclaré que les Nations Unies devaient faire face à la plus grande catastrophe humanitaire depuis leur création. Outre le Soudan du Sud et le Yémen (photo ci-dessous), le Nigéria et la Somalie sont également concernés. Un montant total de 4,4 milliards d'euros est nécessaire d'ici juillet afin de répondre aux besoins.

"Nous suivons cela de près et sommes en contact étroit avec l'ONU et ses organismes d'aide humanitaire actifs sur le terrain", a déclaré Alexander De Croo. Quelque 20 millions de personnes sont menacées par la famine dans ces quatre pays si la communauté internationale ne débloque pas les moyens nécessaires.

Le vice-Premier ministre belge insiste par ailleurs sur le fait que 80% de ces crises sont causées par l'Homme et non par des catastrophes naturelles. A l'image de Stephen O'Brien, le coordinateur onusien qui soulignait que les quatre pays en question était tous en guerre. "Cela signifie, que si nous Nations Unies, nous nous impliquons, nous pouvons éviter d'autres malheurs et souffrances."

Alexander De Croo tire la même conclusion. "Nous devons bien plus nous mobiliser pour résoudre les conflits, notamment en mettant les pays et les régions où se déroulent ces conflits devant leurs responsabilités. Il faut déployer plus d'efforts pour résoudre les crises au lieu de les amplifier." La Belgique ne peut rien seule, concède toutefois le ministre, qui plaide pour une capacité d'action européenne accrue et une plus grande coopération internationale.

Outre les milliards nécessaires, les organisations humanitaires doivent également se voir garantir un accès sécurisé aux populations.