Le Belgica est à quai depuis près d’un an

Le navire océanique de la composante marine des forces armées belges est en cale sèche depuis avril 2016, ce qui l’empêche de mener ses missions de recherche scientifique et de monitoring météorologique. L’information rapportée par les quotidiens De Tijd et L’Echo a été confirmée samedi par la nouvelle Secrétaire d’Etat à la Politique scientifique, Zuhal Demir (N-VA).

Le navire de 33 ans est immobilisé à Zeebrugge (Flandre occidentale) depuis avril dernier lors de sa mise en cale sèche pour un entretien. A la mi-juillet, une fois cet entretien terminé, le bateau n'a pu reprendre la mer car il s'est avéré que son axe de transmission n'avait pas été remonté correctement.

"La société d'entretien a promis de remettre cela en place, mais cela n'a pas encore été fait", confirme-t-on au cabinet de la Secrétaire d'Etat Zuhal Demir (photo), qui va se rendre prochainement sur place pour se rendre compte de la situation.

Entretemps, le gouvernement fédéral a décidé d'acheter un nouveau navire. Un budget de 54,5 millions d'euros a été prévu à cet effet et la dépense a reçu un avis favorable de l'inspection des Finances. La construction du successeur du Belgica devrait commencer à la fin de l'année, en vue d'une livraison qui n'interviendrait qu'en 2020.

L'immobilisation forcée du Belgica est fâcheuse, car elle empêche la Belgique de remplir ses obligations en matière météorologique vis-à-vis de certaines organisations internationales. En outre, l'Institut royal des Sciences naturelles, qui gère le bateau, a des contrats en cours avec des centres de recherche ou des universités. Pour l'Institut, qui dépend pour deux tiers de ces financements externes, cela représente un important manque à gagner.

Normalement, le navire belge peut aussi être utilisé comme plateforme d’intervention lors de catastrophes.