Bernard Gilliot est le nouveau président de la FEB

L’ingénieur bilingue de 62 ans succède officiellement ce lundi à Michèle Sioen, du groupe textile du même nom, dont le mandat de 3 ans à la tête de la fédération patronale s’achève. Bernard Gilliot (photo) est actuellement vice-président exécutif de Tractebel et président de l’Organisation des ingénieurs-conseils (ORI). Il souhaite notamment aborder les problèmes de mobilité et d’énergie en Belgique. Il devra aider les entreprises en matière de libre-échange, perturbé par le Brexit et l’élection de Donald Trump.

Le nouveau président de la Fédération des entreprises de Belgique se dit conscient de la responsabilité qu'il aura aussi à la tête du Groupe des 10 - un des hauts lieux de la concertation sociale au niveau fédéral - et entend s'atteler à la mise en œuvre de l'accord interprofessionnel (AIP), récemment signé.

Bernard Gilliot souhaite aussi obtenir, durant son mandat de trois ans, plus de progression sur quatre axes: la mobilité - véritable épée de Damoclès pesant sur Bruxelles -, le commerce international et le libre-échange - mis à mal par le Brexit et l'arrivée de Donald Trump -, la digitalisation et l'énergie.

Selon Pieter Timmermans (photo), administrateur délégué de la FEB, Gilliot répond parfaitement au profil recherché par l'organisation patronale. "Nous recherchions quelqu'un qui a de l'expérience dans deux importants dossiers: le commerce international et les investissements dans la mobilité", explique-t-il.

En raison de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne et de la politique du nouveau président américain, le commerce international sera une priorité. "Très important pour un pays comme la Belgique avec une économie ouverte. Nous devons assurer que nos entreprises puissent toujours exporter", explique Gilliot.

Le nouveau président veut aussi faire une priorité des infrastructures et de la mobilité. "Il est difficile d'aller au travail à Bruxelles", souligne-t-il. Enfin, il veut encore axer son action sur la digitalisation et l'énergie.

Lies Willaert

Qui est Bernard Gilliot ?

Ingénieur en électricité diplômé de l'ECAM (Bruxelles), Bernard Gilliot débute sa carrière en 1980 au sein de Tractebel Engineering en tant qu'ingénieur concepteur en charge du contrôle des réseaux électriques et des systèmes de transport. Il devient ensuite gestionnaire de projets avant de rejoindre Bangkok, où il vit de 1997 à 2002.

En Thaïlande, il occupe dès 1999 le poste de Chief Executive Officer de PRO-EN Ltd (Tractebel Engineering Thailand). De retour en Belgique, il est nommé vice-président exécutif de Tractebel Engineering, en charge de l'infrastructure, et président de Tractebel Development Engineering, postes qu'il occupe entre 2003 et 2005. De cette même année jusqu’à 2012, Gilliot est managing director de Technum-Tractebel SA avant de redevenir, en juin 2012, vice-président exécutif de Tractebel Engineering, en charge cette fois de la stratégie et du marketing au niveau mondial. Dans ce cadre, il boucle notamment, en 2014, l'acquisition du groupe allemand Lahmeyer.

Depuis 2016, il est Chief Officer de Tractebel Engineering (Engie) et membre du comité exécutif du groupe en charge notamment du développement.

Bernard Gilliot dispose aussi de mandats d'administrateur dans différentes entreprises belges et étrangères, dont IMDC (International Marine & Dredging Consultants), SBI (Société Belge d'Investissement International) ou encore Tractebel Engineering France. Il est également président du conseil de RED, en Grande-Bretagne, et préside depuis 2009 l'Organisation belge des bureaux d'ingénieurs-conseils, d'ingénierie et de consultance (ORI).

Il n'est pas un inconnu à la FEB puisqu'il est membre de son comité stratégique depuis 2014. "Bernard Gilliot peut se prévaloir d'une très riche carrière dans le monde de la construction et de l'ingénierie, en Belgique comme à l'international", avait souligné la fédération patronale interprofessionnelle lorsque son nom avait été dévoilé en octobre dernier.

"Je me réjouis de la collaboration avec Bernard Gilliot. Fort de son parcours national et international d'une part et de son expérience du monde de la construction et de l'ingénierie d'autre part, il aidera notre organisation à anticiper les conséquences des diverses évolutions qui menacent notre assise économique", a commenté Pieter Timmermans, l'administrateur délégué de la FEB.