Charles Michel : "Nous ne nous laisserons pas intimider par Erdogan"

Le Premier ministre Charles Michel (MR) a énergiquement pris la défense de sa secrétaire d'Etat en charge de la Lutte contre la pauvreté et l'Egalité des chances Zuhal Demir N-VA), accusée par la presse turque de soutenir le terrorisme.

"Je ne peux pas, en tant que Premier ministre, tolérer que des médias turcs accusent un membre du gouvernement belge de terrorisme. Ces fausses accusations sont séditieuses et blessantes", a commenté lundi le Premier ministre dans un communiqué, après des articles parus dans la presse turque présentant Mme Demir comme un soutien actif au mouvement indépendantiste kurde PKK.

Selon Charles Michel, ces attaques s'inscrivent dans la campagne menée actuellement par le président Erdogan en vue du prochain référendum sur l'extension de ses pouvoirs.

"Nous ne nous laisserons pas intimider par la stratégie de la campagne d’Erdogan. Cette stratégie consiste à nous provoquer pour réveiller les sentiments nationalistes en Turquie qui se pose en victime", selon le chef du gouvernement fédéral.

Erdogan s’en est surtout pris récemment à l’Allemagne et aux Pays-Bas. Une campagne qui, selon le Premier ministre belge, "s'inscrit dans la stratégie de polarisation que la Turquie mène actuellement envers l'UE. Les références au nazisme et à Srebrenica sont inacceptables", ajoute encore Charles Michel.

"Je dénonce depuis des mois la situation en Turquie. En particulier depuis juillet 2016, les Droits de l’homme, la liberté d’expression et l’Etat de droit ne sont plus conformes aux standards européens. En tant qu’Européens, nous continuerons à défendre nos valeurs".