Jan Jambon sur les rixes à l’ambassade turque : "pas grand-chose à faire"

Selon le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon (N-VA), il n’y a pas grand-chose à faire contre les tensions entre les différents groupes turcs dans notre pays, car tout le monde a le droit de manifester. Le secrétaire d’État à l’Asile et la Migration, Theo Francken (N-VA), attribue les problèmes à la double-nationalité de nombreux belges turcs.
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Ce n’est pas normal que les problématiques de pays étrangers se répercutent dans notre pays, mais il n’y a pas grand-chose à faire. Voilà la réaction de Jan Jambon par rapport aux affrontements de jeudi entre opposants et partisans du président turc Recep Tayyip Erdogan.

"Dans ce cas-ci, il n’y a pas grand-chose à faire, car tout le monde a le droit de manifester", a-t-il indiqué. "Pour la police, il s’agit d’une mission supplémentaire à gérer. Ce problème va se poursuivre jusqu’au référendum du 16 avril."

L’objet du référendum en question concerne le vote pour ou contre le passage d’un régime parlementaire à un système présidentiel en Turquie. Les prochains jours, les Turcs peuvent déjà aller voter dans les pays externes à la Turquie.

Le secrétaire d’État à l’Asile et la Migration, Theo Francken, estime que les tensions viennent du fait que beaucoup de Belges turcs ont la double-nationalité. Il fait également remarquer que les Kurdes sont aussi pris pour cible en Turquie. "Chaque jour, Erdogan leur lance des bombes dans l’est de la Turquie", ajoute-t-il.

5 personnes arrêtées

Quatre personnes âgées de 30, 38, 46 et 48 ans ont été privées de liberté et mises à disposition du parquet. Une cinquième personne âgée de 29 ans a été privée de liberté mais a dû rester à l'hôpital en raison de ses blessures. Elle sera auditionnée lorsque son état de santé le permettra. Les cinq personnes sont toutes auteurs et victimes de coups. Une barre de fer que l'on suspecte d'avoir été utilisée pour porter des coups a été retrouvée et saisie afin d'être analysée.