La VUB prend des mesures contre la souffrance animale

Quelques mois après la mise au jour, par l’association flamande de défense des animaux Gaia, de cas de souffrance animale au sein de laboratoires de l’Université Libre néerlandophone de Bruxelles, la VUB a présenté lundi des mesures qu’elle mettra en œuvre pour éviter de tels abus à l’avenir. L’Université a en outre repris des expérimentations animales.

Un nouveau responsable académique a ainsi été nommé pour superviser les recherches et du personnel qualifié sera engagé à la Vrije Universiteit Brussel (VUB). Tous les numéros d'agrément actifs seront par ailleurs placés sous un régime de gestion centralisée, afin de suivre les dossiers plus rapidement, a fait savoir le rectrice Caroline Pauwels (photo).

L'association de défense des animaux Gaia avait dénoncé, fin novembre 2016, les pratiques de l'université sur base d'une enquête menée en caméra cachée. Parmi les méthodes condamnables et les infractions à la législation constatées, Gaia pointait notamment le fait que les souriceaux qui ne meurent pas d'asphyxie après exposition au dioxyde de carbone étaient décapités ou encore que certains étaient placés vivants au congélateur.

Les cages servant aux expériences étaient souvent aussi surpeuplées d’animaux, ces derniers s’écrasant mutuellement. Ces méthodes ne sont plus utilisées, a indiqué Caroline Pauwels, qui reste vague sur les pratiques auxquelles l'université aura recours. "Nous nous tiendrons à ce qui est autorisé par la loi."

Davantage de transparence

Après la divulgation de l'enquête de Gaia, en novembre, la VUB avait annoncé prévoir deux audits externes sur le fonctionnement de son laboratoire à Jette, aussi appelé "Animalarium". Outre les mesures annoncées, les infrastructures seront revues et davantage de mécanismes de contrôles interne et externe seront mis en place.

La Secrétaire d'État bruxelloise Bianca Debaets (CD&V, photo), en charge du Bien-être animal, a fait part d'un plan d'actions visant à assurer une plus grande transparence en interne et plus de contrôles dans les centres de recherches. Ce plan comporte cinq points importants, dont notamment l'obligation pour les institutions d'inclure des externes dans leur comité d'éthique et l'instauration d'un cadastre central pour les expérimentations animales.