Abattage sans étourdissement - Gaia assigne l'Afsca en justice

L'association de défense du bien-être animal Gaia assigne l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) en justice. Elle lui demande de ne pas autoriser l'ouverture d'abattoirs temporaires à l'occasion de la fête musulmane du sacrifice. L'Afsca estime de son côté ne faire aucune distinction entre un abattoir temporaire et permanent.

L'Afsca a injustement octroyé un agrément à au moins quatre sites d'abattage temporaires: deux à Genk et Beringen (2015 et 2016), un à Anvers (2016) et un à Bruxelles, appelé 'abattoir mobile' (2016)", dénonce Gaia. Selon son président, Michel Vandenbosch, l'Agence a renouvelé ses autorisations pour ces quatre sites pour l'année 2017.

"Notre objectif est de faire respecter la loi", indique M. Vandenbosch. "L'abattage rituel sans étourdissement est interdit en dehors des abattoirs permanents agréés qui répondent strictement à la règlementation européenne. Il s'agit ici d'établissements qui ne satisfont pas à la notion d'abattoir telle que décrite dans la réglementation européenne contraignante", ajoute le président de Gaia.

Selon des informations de l'association, l'abattoir de Beringen ne devrait finalement pas ouvrir ses portes "parce qu'ils n'ont pas trouvé de sacrificateurs professionnels". Les abattoirs temporaires de Bruxelles, Anvers et Genk sont donc visés par la procédure.

"Nous ne faisons aucune distinction entre un abattoir temporaire et permanent", a réagi l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire. L'Afsca a été assignée en justice jeudi par l'organisation de défense du bien-être animal Gaia, qui appelle l'agence à ne pas autoriser les sites d'abattages temporaires à l'occasion de la fête musulmane du sacrifice.

Selon la porte-parole de l'agence fédérale Katrien Buelens, les mêmes règles sont appliquées dans les abattoirs temporaires. "Nous ne faisons aucune distinction. Les contrôles que nous effectuons sont identiques. Tous les sites sont systématiquement inspectés avant de recevoir leur autorisation provisoire. Ensuite, un nouveau contrôle est prévu après trois mois, ouvrant la voie à une éventuelle autorisation définitive. Ce dernier point n'est évidemment pas d'application dans le contexte des abattoirs temporaires."

L'Afsca a décidé d'attendre la décision du tribunal de 1ère instance de Bruxelles avant de se prononcer sur l'autorisation des abattoirs de Bruxelles, Anvers et Genk, concernés par la procédure judiciaire lancée par Gaia. L'audience est prévue le 28 avril.