Bruit des avions : la Communauté germanophone appelée à la rescousse

Kurt Ryon (Klaver-N-VA), le bourgmestre de Steenokkerzeel en Brabant flamand va demander à la communauté germanophone d'introduire une troisième procédure de conflit d'intérêt au sujet des nuisances sonores des avions si les négociations en cours entre les régions n'aboutissent pas le 22 avril. Le conflit d'intérêt porté par la région flamande expire à cette date. La Communauté germanophone dit toutefois ne pas encore avoir été sollicitée.
BELGA

Dans une lettre adressée à Olivier Paasch, le ministre-président de la communauté germanophone, Kurt Ryon insiste sur le fait que la tolérance zéro appliquée pour les normes bruxelloises strictes sur les nuisances sonores donne lieu à une situation instable menaçant Brussels Airport, ses sociétés et de nombreux travailleurs. La commune de Steenokerzeel se trouve à deux pas de l’aéroport de Zaventem mais à 140 km d’Eupen (photo), la capitale de la Communauté germanophone de Belgique.

La Communauté germanophone affirme toutefois ne pas encore avoir été sollicitée par la commune de Steenokkerzeel. Le cabinet du ministre-président germanophone a indiqué jeudi que la Communauté germanophone n'avait pas (encore) reçu de courrier de la part du bourgmestre de Steenokkerzeel, Kurt Ryon, lui demandant de déclencher une procédure de conflit d'intérêt dans le cadre des nuisances sonores dues aux avions.

"La Communauté germanophone a été avertie par la presse. Il n'y a donc pas de demande officielle de la part du bourgmestre de Steenokkerzeel", explique le cabinet d'Oliver Paasch, contacté par Belga.

Dans un communiqué de presse, Kurt Ryon justifiait sa démarche par le fait que la communauté germanophone avait il y a quelques années introduit une procédure de conflit d'intérêt durant la scission de l'arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvoorde. "Le ministre-président Karl-Heinz Lambertz avait alors dit être prêt à l'époque à user de sa position constitutionnelle pour donner plus de temps au gouvernement pour trouver une solution", indiquait Kurt Ryon qui espère que la communauté germanophone réitère ce geste.