L’immunothérapie remboursée pour la première fois en Belgique

Dès le 1er mai, l’immunothérapie sera remboursée pour la première fois dans notre pays aux patients suivant un traitement de première ligne d’un cancer du poumon (photo). "Ces patients auront donc accès à une thérapie permettant d’augmenter leurs chances de survie et d’améliorer nettement leur qualité de vie tout au long du traitement", précisait la ministre de la Santé publique Maggie De Block (Open VLD).

L'immunothérapie n'est actuellement possible que pour un nombre limité de cancers, dont ceux de la peau et du poumon. Ce traitement présente des effets secondaires bien moins lourds que ceux de la chimiothérapie. Les patients ne perdent ainsi pas leurs cheveux, n'ont pas de nausées, ou nettement moins, et sont beaucoup moins fatigués.

Il empêche en outre la croissance tumorale pour une plus longue période, et 45% des patients concernés y répondent, contre 28% en cas de chimiothérapie, détaille la ministre de la Santé.

Maggie De Block (photo) avait décidé il y a quelques mois déjà que l'immunothérapie devait être remboursée plus rapidement. Depuis le 1er janvier dernier, les patients atteints d'un cancer de la peau, souffrant d'un lymphome hodgkinien, d'un cancer rénal ou d'un cancer du poumon de deuxième ligne (c'est-à-dire des cancers ayant déjà été traités via une chimiothérapie ou un autre type de thérapie) et bénéficiant d'une immunothérapie sont ainsi déjà remboursés.

Dès le 1er mai, viendront donc s'y ajouter ceux qui sont atteints d'un cancer du poumon n'ayant pas encore été traité. "L'immunothérapie évolue avec une rapidité fulgurante. Ces prochains mois, je m'attends à ce que davantage de traitements similaires soient remboursés plus rapidement et qu'on puisse aussi traiter, par exemple, les cancers de la vessie et du cou", prédit la ministre.

Jusque début janvier, environ 500 patients, atteints d'une forme de cancer de la peau, avaient pu bénéficier de cette thérapie. Maggie De Block s'attend à ce que ce chiffre grimpe à 5.000 dans le courant de 2017, dont 2.000 souffrant d'un cancer du poumon. Il devrait ensuite passer à 9.000 en 2018 et entre 10.000 à 11.000 en 2019.