L’Irak va coopérer au sujet des "foreign fighters" qui veulent rentrer en Belgique

L’Irak va coopérer avec la Belgique afin de transmettre des informations sur les "foreign fighters » qui veulent rentrer au pays. Les ministres Jan Jambon, Steven Vandeput et le secrétaire d’Etat Théo Francken ont conclu un accord d’intention avec les deux gouvernements en Irak. Ils sont revenus ce mercredi d’une mission discrète en Irak.

Le voyage de trois membres N-VA du gouvernement fédéral à Bagdad et à Erbil (capitale du Kurdistan irakien) s'est préparé pendant plusieurs mois dans une grande discrétion.

Le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, le ministre de la Défense, Steven Vandeput, et le secrétaire d'Etat à l'Asile, Theo Francken, sont revenus ce mercredi de leur mission. Ils avaient quitté la Belgique dimanche.

Lundi, ils ont rencontré des membres du gouvernement irakien, dont le Premier ministre. Mardi, c'était au tour des représentants de la région autonome kurde à Erbil.

A présent que le siège de la ville de Mossoul arrive à son terme, le groupe Etat islamique est de plus en plus acculé. De nouveaux défis sont à relever comme rétablir la stabilité dans la région. mais les autorités belges s'inquiète surtout du retour probable des Djihadistes belges partis combattre en Irak.

Jan Jambon et Theo Francken ont signé avec leurs homologues irakiens une déclaration d'intention qui vise à faciliter les relations entre les deux pays en matière d'asile et de coopération policière.

Les officiels irakiens ont affiché leur disposition à coopérer et à transmettre les informations dont ils disposent à propos des combattants belges qu'ils arrêteraient ou dont ils savent qu'ils s'apprêtent à revenir en Belgique.

"Nous avons pas mal de 'foreign fighters' en Irak et en Syrie. Le défi dans les semaines et les mois à venir sera de se préparer à leur possible retour", a souligné Jan Jambon. En échange, les autorités belges se sont engagées à collaborer à la formation de la police irakienne. Des échanges de policiers seront organisés.