Aucune mosquée reconnue sans informations complémentaires

La ministre flamande des Affaires intérieures, Liesbeth Homans (N-VA), ne veut pour le moment pas reconnaitre de nouvelles mosquées, car elle détient trop peu d’informations sur le fonctionnement de ces lieux de culte.

Lors de l’émission "Wakker op Zondag" sur la télévision régionale anversoise ATV, la ministre Homans a déclaré qu’elle ne reçoit plus d’information concernant le fonctionnement des mosquées qui ont introduit une demande de reconnaissance. Elle a indiqué qu’elle dépend de ces informations pour contrôler certains critères comme la promotion de l’intégration, avant d'ajouter : "Je comprends que les autorités fédérales se concentrent maintenant sur d’autres priorités, comme la sécurité, l’extrémisme et la radicalisation."

En raison du manque d’informations, la ministre flamande indique ne pas pouvoir procéder à la reconnaissance des mosquées. "Je ne veux pas les reconnaitre si je ne dispose pas de suffisamment d’informations. Je ne conclus pas de compromis quand il s’agit de sécurité", se défend-t-elle.

Elle a précisé que ce problème ne concernait pas seulement les lieux de culte musulmans, mais également ceux d’autres communautés religieuses.

Au début du mois d’avril, Liesbeth Homans avait créé la polémique en déclarant qu’elle comptait retirer les droits de la mosquée Fatih à Beringen, dans le Limbourg. Elle avait déclaré agir sur base d’informations de la Sûreté de l’Etat au sujet de suspicions de pratiques d’espionnage et de surveillance. La Sûreté avait cependant démenti avoir étudié en profondeur la mosquée limbourgeoise et les agissements de son ancien imam Adil Sahin.