En quarantaine dans un conteneur pour tester un vaccin contre la polio

Quelque 400 personnes, majoritairement des Néerlandais, se sont portées candidates pour participer à une étude de l’Université d’Anvers sur un nouveau vaccin contre la poliomyélite. Elles devront vivre un mois en quarantaine dans des conteneurs. Une trentaine de candidats passent un examen psychologique cette semaine, alors que l’expérience débute lundi 8 mai.

Sur le parking de l’hôpital universitaire d’Anvers, quelque 66 conteneurs ont été récemment installés. Ils hébergeront deux groupes d’une quinzaine de volontaires chacun, qui passeront un mois en quarantaine dans ce village provisoire pour tester un nouveau vaccin contre la poliomyélite - une maladie causée par un virus très contagieux qui peut entrainer un paralysie progressive, voire un décès. Cette vaccination est la seule obligatoire en Belgique, depuis 1967.

Les cobayes devront rester dans l’isolement jusqu’à ce que toutes les traces de polio aient disparu dans leur organisme. Un trentaine des volontaires passent cette semaine un examen psychologique.

L’Université d’Anvers (photo) est allée à la recherche de candidats pour cette expérience, se dirigeant avant tout vers des Néerlandais et des Danois. Ces derniers reçoivent en effet souvent un autre vaccin que celui administré en Belgique.

"Quelque 400 personnes se sont proposées, via l’internet. C’est exceptionnel. Mais nombre d’entre elles étaient des Belges, ou trop âgés, ou ne correspondaient pas aux critères", précisait le porte-parole de l’UZ Antwerpen, Peter De Meyer. "Lors d’une soirée d’information, quelque 40 intéressés se sont présentés. La plupart d’entre eux passent des tests psychologiques cette semaine".

Il n’y a pas de Danois qui se sont portés candidats. Les bénévoles retenus sont presque tous des Néerlandais, qui vivent ou non en Belgique. Ces derniers ne pourront pas se rendre aux Pays-Bas pendant deux semaines après la quarantaine de 28 jours. Dans la zone géographique des Pays-Bas allant de l’ouest de l’Overijssel vers la Zélande, dans laquelle habitent beaucoup de protestants conservateurs, "il y a pas mal de citoyens qui ne sont pas vaccinés. Le risque est presque nul, mais de façon purement théorique il reste une infime possibilité d’infection. Nous voulons éviter de prendre ce risque", indiquait De Meyer.

L’Université d’Anvers estime qu’elle a suffisamment de candidats. L’expérience dans les conteneurs débute le 8 mai.