Pas d’investissement géant saoudien au port anversois

L’entreprise saoudienne de traitement de déchets chimiques Energy Recovery Systems (ERS), qui voulait investir 3,7 milliards d’euros et créer 900 emplois dans le port d’Anvers, a fait savoir à l’administration portuaire qu’elle ne pouvait lui apporter en temps voulu les garanties réclamées. Un appel d’offres international sera donc lundi lancé pour l’ancien site d’Opel, dénommé "Churchill" (photo), a indiqué l’échevin du Port, Marc Van Peel (CD&V), à la VRT.
GHA

Il y a deux ans, le port d'Anvers avait annoncé en grande pompe l'arrivée de l'entreprise saoudienne de traitement de déchets chimiques Energy Recovery Systems (ERS). Elle réservait à ce projet d’envergure, controversé, l’ancien site de l’usine automobile Opel, s’étendant sur 88 hectares.

Mais les autorités portuaires viennent d’annoncer que la réservation est annulée, après que l'investisseur saoudien ait fait savoir, le 17 avril, qu'il avait besoin de plus de temps pour satisfaire aux exigences du port anversois et lui apporter des garanties dans les domaines financier, technique et technologique. ERS a toutefois indiqué qu'il continuait à examiner le projet.

D’après le quotidien De Standaard, ce serait un soulagement pour le conseil d'administration du port d'Anvers d'avoir décidé de supprimer l'option d'ERS, en raison du scandale qui a suivi l'approbation belge de la candidature de Ryad au sein de la Commission des Nations Unies pour les droits de la femme.

L’échevin du Port anversois, Marc Van Peel (photo), estime cependant dommage que ERS ne s’installe pas à Anvers. Le conseil d’administration de l’entreprise portuaire a entretemps confirmé qu'il allait lancer un appel d'offres international afin de trouver des investisseurs pour le site dénommé "Churchill".

La priorité devrait être accordée à des investisseurs industriels "qui peuvent créer de l’emploi dans une large mesure et apporter une valeur ajoutée". L’échevin Van Peel a également précisé que les bâtiments de l’ancienne usine Opel seront abattus. "Ils sont en effet déjà vides depuis pas mal de temps et constituent ainsi une cible pour le vandalisme, les vols et les infractions. Si tout se déroule comme prévu, nous pourrons lancer les travaux de démolition à la fin de 2017. Ils devraient durer environ un an".