Bombardier : 160 emplois menacés à Bruges

Le constructeur de trains et trams (photo) installé à Bruges (Flandre occidentale) pourrait supprimer un tiers de ses emplois, soit 160 au total. C’est ce qu’a annoncé la direction européenne ce vendredi matin, lors d’un conseil d’entreprise extraordinaire. Elle a précisé que 90 travailleurs et 70 employés sont concernés par cette mesure, alors que 40 contrats temporaires ne seraient plus renouvelés.
Foto Kurt

Bombardier avait déjà annoncé ne plus vouloir construire entièrement des rames de train et de trams dans son usine brugeoise, mais vouloir à l’avenir s’y limiter à de l’assemblage. Une partie des activités et des services auxiliaires déménageraient en outre en France et en République tchèque.

La direction européenne a précisé ce vendredi matin que l’usine de Bruges se spécialisera dans l’assemblage final, les tests d’essai et la mise en circulation des trams et trains. Ce qui mettra en péril 160 emplois. Il est aussi question d’une modification de la structure d’organisation de l’usine, vers une "configuration plus rentable".

"Ceci pourrait s’accompagner d’une réduction du personnel de 90 travailleurs et 70 employés. Dans les semaines à venir, nous allons nous concerter avec nos partenaires sociaux pour que la procédure se déroule de façon correcte et pour minimaliser la transformation, tant pour nos collaborateurs que pour nos clients", indique la direction.

Arrêt de travail

Bombardier précise que les projets sont "essentiels" pour l’entreprise, pour garantir l’avenir de l’usine brugeoise et retrouver la compétitivité nécessaire.

A l’usine, les activités ont été suspendues ce vendredi matin et ne devraient pas reprendre en journée. Une assemblée du personnel a fait suite au conseil d’entreprise extraordinaire. Le personnel devrait ensuite rentrer à la maison.

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