Un abonnement au train ou vélo en plus de la voiture de société

Pour lutter contre le problème grandissant des embouteillages dans la capitale, le gouvernement bruxellois prépare un nouveau plan de mobilité qui permettra aux personnes qui travaillent dans la Région capitale et ont une voiture de société de bénéficier aussi d’un abonnement au train ou au vélo. L’information provient du quotidien De Morgen et a été confirmée à la rédaction de la VRT par le ministre bruxellois de la Mobilité, Pascal Smet (SP.A). "Je souhaite adopter chaque mesure qui écarte les usagers de leur voiture", indique le ministre.

Chaque jour, quelque 200.000 automobilistes se rendent à Bruxelles, ce qui entraine de plus en plus d’embouteillages. Le gouvernement bruxellois veut y remédier et prépare un nouveau règlement pour les projets de transport des entreprises. "Nous prévoyons notamment que les personnes qui bénéficient d’une voiture de société doivent aussi se voir offrir par leur employeur un vélo de société ou un abonnement au train. Ou du moins un abonnement au vélo ou un vélo à partager", expliquait Pascal Smet à la rédaction de la VRT.

Le ministre de la Mobilité (photo) affirme en effet que beaucoup de travailleurs reçoivent une voiture de société alors qu’ils ne le souhaitent pas vraiment. "Quand ils veulent venir en train au travail, ils doivent alors payer eux-mêmes l’abonnement. Beaucoup d’entre eux ne le font donc pas et prennent la voiture".

Le gouvernement bruxellois est donc prêt à adopter "toute mesure qui permette de convaincre les gens de laisser la voiture au garage. Ceci devrait permettre de remédier au problème des bouchons et améliorer la qualité de l’air dans la capitale".

Pascal Smet souligne cependant que son plan n’entrera pas en compétition avec les projets du gouvernement fédéral. Ce dernier prépare un projet de loi pour une conversion de la voiture de société vers la perception d’un montant cash de mobilité. "Il va de soi que, dès que la mesure fédérale aura été adoptée, nous allons nous concerter avec les autorités fédérales pour adapter aussi notre nouveau plan de mobilité", concluait le ministre Smet.

Un budget de mobilité plutôt qu’une voiture de société ?

Le gouvernement fédéral a chargé le spécialiste en ressources humaines SD Worx de s'atteler à un projet de loi autour de la problématique de la voiture de société. Le texte concocté par la société a été bouclé, et est parvenu aux quotidiens L'Echo et De Tijd. Il prévoit la possibilité pour le travailleur bénéficiant d'une voiture de société de l'échanger contre une compensation en cash, liée aux mêmes avantages fiscaux.

Les syndicats et organisations patronales sont opposés à cette idée d'une conversion pure et simple vers un "budget mobilité" revenant au travailleur, notent les quotidiens. Mais SD Worx estime de son côté que "seul un incitant financier réussira à convaincre les travailleurs de laisser leur voiture au garage".

Le principe serait que les travailleurs utilisent cet argent pour financer leur abonnement de train et qu'ils utilisent le solde comme bon leur semble. Le projet de loi présenté par SD Worx est actuellement examiné par les partis de la majorité du gouvernement fédéral. Les partis libéraux, en particulier, défendent la conversion des voitures en cash. Le CD&V penche plutôt en faveur du projet des partenaires sociaux.