Les Turcs de Belgique pourront-ils voter sur le rétablissement de la peine de mort ?

Les partis flamands de la majorité, la N-VA, le CD&V et l’Open VLD veulent empêcher que la communauté turque de Belgique ne participe au référendum sur le rétablissement de la peine de mort en Turquie. L’information est révélée par les journaux du groupe Mediahuis et a été confirmée à la VRT.
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"Le rétablissement de la peine de mort va à l’encontre de toutes les valeurs que défendent à la fois notre parti démocrate-chrétien, notre pays et l'Europe " a déclaré le président du CD&V Wouter Bekke (photo) à la VRT. "Ceux qui veulent restaurer la peine de mort ne doivent s'attendent à aucune aide de notre part" a-t-il ajouté.

"Il faut donc utiliser tous les moyens juridiques pour empêcher un tel référendum en Belgique". La N-VA et l’Open VLD sont sur la même longueur d’onde même si le chef de groupe N-VA à la Chambre Peter De Roover  estime "qu'il sera très difficile d'interdire aux Turcs de Belgique d'aller voter si ce référendum a lieu"

On ne sait pas encore comment les partis de la majorité pourront empêcher des Belges, qui possèdent aussi la nationalité turque, d'exprimer leur vote. Les raisons invoquées pourraient être pratiques comme interdire la location de salle ou le déploiement policier nécessaire pour assurer la sécurité su scrutin.
On ignore encore quand ce référendum sera organisé.

Depuis le putsch avorté du 15 juillet, le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré à plusieurs reprises qu’il approuverait le rétablissement de la peine capitale en cas de vote du Parlement en ce sens. Il avait même évoqué en février un possible référendum sur le sujet.