Charles Michel ne tolèrera pas un référendum turc sur la peine de mort en Belgique

La Belgique n'a pas l'intention d'autoriser les Turcs de Belgique à participer au référendum que la Turquie pourrait organiser sur le rétablissement de la peine de mort sur son sol.

"Je ne le tolèrerai pas! ", a assuré samedi le Premier ministre Charles Michel interrogé par la RTBF. "Il s'agit d'un sujet inacceptable à mes yeux".

Charles Michel a indiqué que la Belgique étudierait les "possibilités juridiques" pour empêcher l'organisation de pareille consultation sur le sol belge.

Samedi matin, les partis flamands de la majorité fédérale, la N-VA, le CD&V et l'Open VLD avaient déjà annoncé de concert ne pas souhaiter que les Turcs de Belgique participent à ce référendum.

Le président turc Erdogan a affirmé à plusieurs reprises qu'il prévoyait de laisser le peuple turc décider si la peine de mort devait être réintroduite en Turquie. Si la peine de mort devait à nouveau s'appliquer, les discussions pour l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne seraient probablement immédiatement stoppées, l'UE interdisant à ses membres de recourir à la peine de mort.