Une enquête va être menée à DHL Aviation après un reportage de la VRT

Le ministre fédéral de l'Emploi Kris Peeters (CD&V) veut mieux contrôler le recours aux contrats journaliers pour le personnel intérimaire. Le ministre réagissait, ce jeudi matin, après la diffusion, mercredi soir, du reportage du magazine "Pano" (VRT) réalisé dans l’entreprise de livraison DHL Aviation, basée à l'aéroport de Zaventem. Un journaliste qui a travaillé pendant trois semaines sous une fausse identité dans l'entreprise comme chargeur-déchargeur, y a constaté des abus. "Ce qui a été montré dans ce reportage est choquant", a déclaré Kris Peeters.

Légalement, les employeurs ne peuvent utiliser de contrats journaliers pour leurs employés que durant une période de 20 jours, ensuite les travailleurs doivent bénéficier d’un contrat hebdomadaires.

Le reportage de la VRT montre que les travailleurs de DHL Aviation sont parfois employés durant des mois avec de simples contrats journaliers. Ces travailleurs n’osent pas se porter malades de peur de perdre leur emploi.

Selon les syndicats, la situation à DHL ne représente que le sommet de l’iceberg. "Cela n’est pas acceptable", a déclaré Kris Peeters. J’ai pris une série de mesures. Tout d’abord j’ai ordonné une enquête par l’administration du travail concernant l’entreprise DHL et d’autres entreprises pour voir ce qu’il en est effectivement.

Ensuite Kris Peeters va convoquer les partenaires sociaux et l’inspection du travail à son cabinet. Il existe en effet une convention collective de travail qui réglemente ces questions. Cela signifie que le secteur a donné son accord pour contrôler lui-même mais cela ne semble pas fonctionner. Kris Peeters va aussi vérifier si l’inspection du travail ne pourrait pas être plus proactive et ne plus devoir attendre qu’il y ait une plainte.

De son côté, l'entreprise de livraison DHL Aviation, basée à l'aéroport de Zaventem, a lancé une enquête interne mais affirme respecter strictement la loi. "Je prends acte de cette déclaration" a ajouté Kris Peeters. Nous devons à présent tout bien vérifier. Et si ce qui est montré dans le reportage se vérifie, alors il faut intervenir rapidement. L’inspection du travail établira clairement que de telles pratiques ne sont pas admissibles et que des amendes suivront. C’est inhumain, cela ne peut être accepté".