La Belgique échappe à une procédure pour déficit excessif

La Belgique remplit le critère de la dette et il n'est donc pas nécessaire d'ouvrir une procédure pour déficit excessif à l'encontre du pays, a estimé lundi la Commission européenne dans ses recommandations pays par pays. Cette décision est cependant soumise à conditions: la Belgique doit adopter cette année des mesures budgétaires supplémentaires qui lui permettront de respecter ses objectifs en matière de dette.

La Commission européenne a renoncé à ouvrir une procédure pour déficit excessif contre la Belgique, mais à condition que le pays livre un effort supplémentaire évalué à 0,3% du PIB, soit environ 1,2 milliard d'euros.

La Belgique et la Finlande étaient sous la loupe de la Commission pour la hauteur de leur déficit public. Après analyse, la Commission a décidé que les deux pays respectaient le critère de la dette prévu par les traités européens.

Mais elle y met un bémol: la Belgique doit adopter, en 2017, "des mesures budgétaires supplémentaires pour respecter globalement la trajectoire d'ajustement vers la réalisation de l'objectif à moyen terme pour les années 2016 et 2017 prises ensemble".

Sophie Wilmès : "L'Europe convaincue par les réformes mises en oeuvre"

La décision de la Commission européenne de ne pas ouvrir de procédure en déficit excessif à l'égard de la Belgique pour l'importance de sa dette est "un signal rassurant concernant la politique menée par le gouvernement belge", estime lundi après-midi la ministre du Budget Sophie Wilmès.

Selon Mme Wilmès, la Commission "consacre à nouveau les effets positifs des réformes structurelles menées par le gouvernement: réforme des pensions, réduction du handicap salarial, baisse de la pression fiscale, amélioration du fonctionnement du marché du travail, mesures pour les PME et les indépendants, etc".

"Nous sommes toutefois réalistes et concentrés sur le travail qu'il reste à fournir pour confirmer la trajectoire budgétaire fixée et rencontrer le critère de réduction de la dette, comme la Commission nous invite à le faire", poursuit la ministre. "Ainsi, le gouvernement a d'ores et déjà prévu de réaliser un deuxième contrôle budgétaire pour cette année afin de garantir le respect de ses objectifs.'
La ministre pointe par contre la difficulté de coordination avec les Régions pour établir une trajectoire budgétaire. "Nous avons tout tenté pour que les entités fédérées puissent s'engager à suivre une trajectoire budgétaire. Elles n'ont pas été en mesure de le faire, c'est regrettable", conclut-elle.