L’entraîneur de judo accusé de gestes déplacés retiré du cadre actif

L’entraîneur de judo qui avait été accusé par plusieurs ex-judokates de gestes déplacés à caractère sexuel a été retiré du cadre actif par la fédération flamande de judo. L’information a été confirmée à la VRT.
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Un entraîneur de judo de haut niveau a été mis en cause par plusieurs sportifs ces derniers jours. Tout a commencé avec l’ex-judokate Ann Simons, qui jeudi dernier lors de l’émission "Van Gils & Gasten" a déclaré qu’elle avait subi des remarques déplacées de cet homme qui était son entraîneur lorsqu’elle était adolescente.

Une autre femme a témoigné ce mardi dans "Terzake" avoir subi des gestes à caractère sexuel de la part de ce coach lorsqu’elle n’avait 13 ans. L’homme était entré dans les vestiaires et avait tenté de l’embrasser sur la bouche.

La fédération flamande de judo avait été critiquée parce qu’elle tardait à prendre des mesures mais l’homme en question se défendait et niait les faits qui lui étaient reprochés.

Ce mercredi la fédération a décidé de retiré cet entraîneur du cadre actif. L’homme a toujours catégoriquement nié les imputations dont il fait l'objet. Il ajoute qu'il compte défendre son honneur devant la justice. "J'attends le jugement avec confiance." "Je n'ai jamais posé de geste déplacé comme les prendre sur mes genoux", a-t-il indiqué dans une déclaration transmise mardi à Sporza.be.

Code de bonne conduite à la Fédération de gymnastique

La fédération flamande de gymnastique a pris des mesures pour lutter contre les comportements déplacés à caractère sexuel. C'est ainsi qu'un code de bonne conduite a été rédigé et que les entraîneurs doivent fournir un cerificat de bonne vie et moeurs. Mais la fédération reconnaît qu'il est imposible d'empêchet tous les abus.

Tous les partis réclament une commission parlementaire

Tous les partis présents au Parlement flamand réclament la mise sur pied d'une commission parlementaire pour faire la lumière sur les abus sexuels sur mineurs dans le monde du sport, après plusieurs dénonciations récentes d'ex-judokates flamandes. La N-VA y est finalement aussi favorable..

Pour les libéraux flamands, il serait naïf de croire que le problème des abus sexuels dans le sport ne concerne que le judo. "Si des experts de l'ICES (centre flamand pour l'éthique dans le sport) soulignent que la politique à cet égard est trop laxiste, nous devons être réalistes et partir du principe que le problème est plus vaste", affirme le député Lionel Bajart.

L'Open VLD plaide pour la mise sur pied d'une commission avec de larges compétences, comparables à celles d'un juge d'instruction et similaire à la commission qui s'est penchée sur les abus au sein de l'Eglise.

Le CD&V et Groen réclament eux une commission spéciale.
Pour les écologistes, le politique doit assumer ses responsabilités, identifier l'ampleur du phénomène et prendre les mesures adaptées. Le député Imade Annouri plaide également pour que les subsides soient conditionnés à l'élaboration d'une politique proactive pour enrayer de telles pratiques ou encore pour la désignation de personnes de confiance.

Les chrétiens-démocrates estiment qu'"il est important que le sujet ne fasse pas l'objet d'une surenchère politique", insiste le député Koen Van den Heuvel.

La N-VA qui ne voyait pas la nécessité de la création d'une telle commission y est finalement favorable.