L’ancienne centrale électrique de Ruien a été pulvérisée

Les trois hautes cheminées et les tours de refroidissement de l’ancienne centrale électrique de Ruien, appartenant à la commune de Kluisbergen dans les Ardennes flamandes (Flandre orientale), ont été détruites samedi soir. L’opération s’est déroulée sans incident, et devant de nombreux spectateurs. Le site de 79 hectares, de ce qui fut autrefois la plus grande centrale thermique de Belgique, sera reconverti.

La centrale de Ruien, dans les Ardennes flamandes, produisit de l’électricité entre le milieu des années 1950 et 2013. Pendant des années, elle aura été la plus grande centrale thermique du pays. Mais depuis deux ans, elle est progressivement démantelée. Ce samedi soir, c’était au tour des trois cheminées de 150 mètres de haut et des tours de refroidissement de 95 mètres de hauteur d’être pulvérisées, de façon très contrôlée.

L’opération, qui avait été annoncée de longue date, a pris un léger retard dans l’après-midi. Certains spectateurs s’étaient en effet placés dans la zone de sécurité interdite au public, pour pouvoir observer le travail de plus près. Normalement, les explosions auraient dû avoir lieu à 15h30 et 16h30, mais elles ont finalement été menées à bien vers 17h15.

Le ministre flamand de l’Energie, Bart Tommelein (Open VLD), et le bourgmestre Philippe Willequet ont poussé sur le bouton déclenchant l’explosion contrôlée. Les tours se sont alors affaissées ou sont tombées de tout leur long sur le sol, créant un épais nuage de poussière.

Reconversion prévue

Le site de l’ancienne centrale électrique, s’étendant sur 79 hectares, doit maintenant être reconverti. C’est la société Herpelgem, liée à Philippe Willequet et deux membres de sa famille, qui doit s’en charger.

En collaboration avec l’administration communale de Kluisbergen et la province de Flandre orientale, le bourgmestre Willequet travaille actuellement à la planification d’un "projet de reconversion économique durable". D’autre part, une demande a été introduite pour un accord "brownfield", qui vise à donner une nouvelle destination à un terrain qui est très pollué. Le but étant de permettre pour au moins 50% du site un développement économique durable.

La centrale électrique dans ses beaux jours

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