Samusocial : le sp.a n'exclut pas de quitter la majorité communale

Le sp.a, membre de la majorité à la Ville de Bruxelles, pourrait quitter la coalition en fonction des résultats d'une enquête régionale sur le Samusocial, a averti mercredi le président des socialistes flamands, John Crombez (cf. photo), sur les ondes de la VRT.

Le conseil communal de la Ville de Bruxelles d’hier soir a provoqué quelques remous. La présidente du CPAS de la Ville de Bruxelles Pascale Peraita (PS) y a affirmé que les rémunérations des membres du Conseil d'administration de l’asbl Samusocial avaient été payées via des "dons permanents" alors qu’elle avait évoqué auparavant dans certains médias des dons de privés ou d'entreprises.

De son côté, le bourgmestre Yvan Mayeur (PS) n'a pas pris la parole, s'abstenant de répondre y compris aux questions concernant sa rémunération lorsqu'il était membre du bureau de l'asbl qui s’occupe des personnes sans-abri.

"En contradiction avec les règles de notre parti"

Le président du parti socialiste flamand (sp.a), John Crombez, a réagi à cette affaire ce matin lors de l’émission radio de Ochtend (Radio 1). Selon lui, ce qui apparaît du dossier du Samusocial semble "en contradiction avec les règles de notre parti" et "si nous devions considérer que ces pratiques relèvent de l'ancienne culture politique, nous ne ferions pas d'exception".

John Crombez dit attendre les résultats d'une enquête menée actuellement sur le Samusocial à la demande du ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS). "Sans cette enquête, j'aurais déjà été plus clair, parce qu'au conseil communal, ils n'ont pas répondu sur la hauteur des montants" pratiqués dans l'asbl. M. Crombez ajoute que, en fonction des résultats de cette enquête, son parti n'exclut pas de quitter la majorité communale.

Autre membre de la coalition communale, le MR a demandé ce mercredi matin, par la voix de son chef de groupe au parlement bruxellois Vincent De Wolf, la désignation d'un commissaire spécial du gouvernement.