"Pourquoi un tabou autour de l’instauration d’un impôt sur les plus-values ?"

Le CD&V continue à défendre avec ardeur son idée d’impôt sur les plus-values boursières combiné à une baisse de l’impôt des sociétés. Le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) l’a encore répété ce dimanche midi lors de l’émission "De zevende dag" (VRT). "Une telle taxe existe dans tout système normal de taxation".

La semaine dernière,  le gouvernement fédéral a reçu un bon rapport de la part de l’OCDE. Notre économie va mieux et le chômage diminue. Mais l’organisation souligne qu’il y aurait lieu de réformer l’impôt des sociétés et d’y coupler un impôts sur les plus-values. Un discours qui résonne agréablement aux oreilles du CD&V qui réclame depuis longtemps une telle taxe. Mais les autres partis de la coalition n’y sont pas favorables et le pas n’a donc pas encore été franchi.

"Le CD&V n’est pas membre de l’OCDE et l’OCDE n’est pas membre du CD&V" a insisté Koen Geens en préambule. "J’ai été moi-même ministre des Finances et une réforme de l’impôt des sociétés a toujours été l’une de mes priorités. Cela faisait aussi partie des négociations en 2014".

"Même s’il ne veut pas s’exprimer sur le sujet, le Premier ministre a pris de dossier de l’impôt sur les plus-values en main", a ajouté Koen Geens. "Dans n'importe quel système normal de taxation, où il n’y a pas de tabous, un tel impôt sur les plus-values constitue un plus et c’est une chose parfaitement normale, même dans des Etats libéraux et de droite, mais chez nous cela reste un tabou".

"La seule chose que je peux dire à la population c’est que c’est quelque chose qui fait partie d’un système normal de taxation. Si chez nous ce n’est pas le cas, c’est un choix politique. J’espère une chose c’est que ce dossier sorte de la sphère émotionnelle car cela est inefficace".