Après le Samusocial, nouveau scandale en vue aux Cuisines Bruxelloises

A l'image du Samusocial, l'ASBL "Les Cuisines Bruxelloises" a également attribué des rémunérations importantes à des mandataires politiques siégeant dans son organe de gestion. L’information est donnée par le quotidien De Morgen dans son édition de ce jeudi. Le député bruxellois Arnaud Verstraete (Groen) était aussi l’invité de l’émission "De ochtend" (VRT) ce jeudi. Il ne comprend pas pourquoi 13 mandataires politiques sont nécessaires pour des réunions qui durent entre 20 et 40 minutes deux fois par mois.

Les Cuisines Bruxelloises ont pour mission de fournir des repas aux enfants des écoles et des crèches, aux patients des hôpitaux, aux résidents de homes et aux services administratifs du CPAS.

"Deuxième scandale Samusocial en vue ? Les indemnités aux Cuisines Bruxelloises encore plus élevées" titre de Morgen. Et Arnaud Verstraete va encore plus loin. "Il y a un conseil d’administration qui se réunit avec des jetons de présence de 77 euros et il y a aussi un bureau où siègent pas moins de 13 personnes et qui se partagent de très hautes indemnités".

Le parlementaire Groen parle d’indemnités de 19.500 euros par an. Or tous les membres du bureau sont des mandataires politiques. Huit font partie du PS, trois du MR, un du CDH et un du CD&V.

La présidente du conseil d'administration de l'ASBL Cuisines Bruxelloises est l'échevine Faouzia Hariche (PS), actuellement bourgmestre faisant fonction à Bruxelles-ville dans l'attente de la prestation de serment de Philippe Close (PS).

Selon De Morgen , Faouzia Hariche cumulait jusqu'en 2015 vingt-et-un mandats, dont sept rémunérés. "La question est de savoir pourquoi ce bureau avait tellement de travail ? Pourquoi faut-il 13 administrateurs pour deux réunions par mois de 20 à 40 minutes ?" se demande Arnaud Verstraete.

"Le PS n'évitera pas l'exclusion d'Yvan Mayeur et Pascale Peraïta" (Vervoort)

Le PS ne pourra éviter d'exclure Yvan Mayeur et Pascale Peraïta de ses rangs suite au scandale du Samusocial à Bruxelles, comme ce fut le cas pour Stéphane Moreau et André Gilles après l'affaire Publifin, a jugé le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort sur les ondes de Bel-RTL dont il était l'invité politique jeudi matin.

"Je ne vois pas comment on échappera à cette décision. Quand je regarde la mise en place de système (de rémunérations au Samusocial, ndlr), c'est clair que le but était de contourner les règles (de plafonnement, ndlr)", a commenté M. Vervoort, en renvoyant cette décision à la commission de vigilance interne au parti.

Face aux événements de ces dernières semaines, M. Vervoort estime qu'il n'y a plus place pour des "demi-mesures".

Selon lui, outre son exclusion du parti, M. Mayeur doit aussi quitter le conseil communal de Bruxelles-ville afin de ne pas entraver l'action du futur bourgmestre, Philippe Close (PS), a-t-il jugé.
Sur base d'une étude universitaire qu'il a commandée, le ministre-président bruxellois s'est aussi dit jeudi favorable à une réduction du nombre de mandataires locaux en Région bruxelloise.

Selon lui, les différentes instances aujourd'hui en place pourraient tout aussi bien fonctionner avec un tiers de mandataires en moins.