La sécheresse devient inquiétante, il faut économiser l'eau

Les 12 derniers mois auront été les plus secs depuis le début des mesures de l’IRM. S’il n’y a pas encore de problèmes d’approvisionnement, Carl Heyrman d’Aquaflanders conseille d’économiser l’eau. Mais il reconnaît que les gens sont de plus en plus sensibles à cette problématique.

Les 12 derniers mois ont été particulièrement secs en Belgique, avec des précipitations totales de 35% inférieures aux valeurs normales. Soit 27 seaux d’eau en moins par m2. Un coup d’œil sur la carte nous montre que tout le pays est touché par une sécheresse qui devient préoccupante.

"Pour le moment il n’y a pas de problème d’approvisionnement en eau potable" a déclaré Carl Heyrman d’Aquaflanders, la fédération des sociétés flamandes d'eau potable.

"Mais dans plusieurs régions, les puits sont à sec cela entraîne indirectement une plus grande utilisation d’eau de ville et donc d’eau potable. Il y a des pics de consommation de 10 à 25 % de plus que la normale. Mais pour le moment nous pouvons encore dormir sur nos deux oreilles".

"En principe nous sommes bien armés pour faire face à une longue période de sécheresse. Le secteur a investi massivement dans les infrastructures. Si jamais une pénurie d’eau potable devait survenir à un endroit, l’infrastructure est adaptée pour que l’eau soit transportée à l’endroit touché par la pénurie".

Cela dit cette sécheresse exige aussi un effort de la part des particuliers. Il faut utiliser l’eau parcimonieusement.

Comment faire pour convaincre la population de réduire sa consommation d’eau alors que quand il fait chaud on a précisément besoin de beaucoup d’eau ? Carl Heyrman estime que les gens sont de plus en plus sensibles à cette problématique. "Il faut encore faire de la sensibilisation Et le cas échéant il faudra prendre des mesures" ajoute-t-il.

Comme en 1976

En 1976, plusieurs mois consécutifs très secs, accompagnés d’une vague de chaleur, avaient entrainé durant l’été des difficultés pour les agriculteurs, de nombreux incendies de forêt ainsi que des restrictions forcées sur la distribution d’eau potable.